Les médias sociaux sont-ils les amis des athlètes?

On aime bien suivre les nos athlètes favoris par le biais des Twitter et Facebook de ce monde. On entre ainsi pratiquement dans le quotidien de ces gens exceptionnels. Toutefois, est-ce que c’est vraiment bon pour eux?

Dans certains moments je crois que ça peut déraper. Je parle ici de la mini-controverse qui a suivi la médaille d’or historique d’Alex Harvey et de Devon Kershaw en sprint par équipe au championnat du monde de ski de fond à Oslo. À la suite de cette victoire, Harvey a décidé d’abandonner le relais 4 fois 10 kilomètres pour se concentrer sur l’épreuve du 50 kilomètres.

On peut voir ici rien d’anormal, mais un des membres de l’équipe canadienne du relais a trouvé la décision d’Harvey plutôt décevante. Igor Babikov a alors déclaré sur son compte Twitter :

«Il y en a un d’entre nous qui commet la plus grande erreur de sa vie… et j’ai perdu tout respect pour cette personne...» – Igor Babikov (Cliquez ici pour l’article complet)

Babikov était bien sûr amer de la décision d’Harvey, cette épreuve représentait peut-être la dernière chance de médailles de sa carrière, lui qui est âgé de 30 ans.

Bien que ce tweet ait été retiré peu de temps après, certains médias s’étaient déjà emparé de l’affaire et les demandes d’entrevues se sont multipliées pour les membres de l’équipe canadienne. La réaction de Babikov était peut-être trop impulsive, mais tout de même normal. Si l’histoire était resté à l’interne, rien de bien grave ne ce serait passé, mais en sortant l’histoire sur Twitter, Babikov a causé une mini-crise. Tout cela n’aide probablement pas l’équipe a bien se concentrer, bien qu’ils soient tous des professionnels du milieu.

Twitter le nouveau fil de presse?

Il faut bien se le dire, Twitter semble être beaucoup plus qu’un réseau social. De plus en plus on considère Twitter comme un outil de relations publiques. BriseGlace a écrit un billet sur le sujet et le vice-président de Cossette, Pierre Tessier a plaidé pour que les médias sociaux relèvent davantage des relations publiques.

Même le premier ministre Harper se sert maintenant de Twitter comme d’un fil de presse pour ses nouvelles politiques!

Devenir un relationniste

Les athlètes devront donc devenir malgré eux des relationnistes et agir avec beaucoup plus de prudence lorsqu’ils seront sur les médias sociaux. Leur image est en jeu et peut-être même leur carrière. Imaginez si un joueur du CH tweetait sur un coup de tête qu’il n’aimait plus Montréal! Catastrophe! Toutefois, il ne faudrait pas non plus que nos idoles deviennent drabe et sans intérêt, pourquoi les suivrions nous alors? Il faut juste trouver le bon dosage.

Bonne semaine!

Guillaume

Pour des twitteux sportifs intéressants : Twitter : L’heure de gloire des « hockey insiders » de mon collègue Alix.

Après la FIFA, Nike attaque une seconde fois Adidas !

Le 17 janvier dernier, l’équipe de football/soccer de France dévoilait son nouveau maillot, une annonce qui attira grandement les médias de tout le pays. Bien entendu, tout fut extrêmement bien arrimé par le géant Nike, le nouveau commanditaire officiel de l’équipe pour les 7 prochaines années.

« ZE » maillot


OK. Vite de même, on peut se demander d’où provient un engouement aussi marqué pour un nouveau maillot. J’imagine qu’il faut être Français pour comprendre! Quoi qu’il en soit, Nike a tout de même payé 320 millions d’euros afin de voler le contrat à Adidas, ce qui fait du « maillot de l’équipe de France le plus cher de la planète football. »

Un lancement 2.0 très bien orchestré

Il fallait bien s’attendre à quelque chose de grandiose de la part de Nike pour cette annonce officielle, et ce fut le cas. En effet, une importante campagne de publicité sous le nom de « Vive le football libre » fut déployée, intégrant affiche et vidéo de spécialiste. Nike utilisa également ingénieusement la vidéo virale, lançant un défi aux internautes d’envoyer leur geste de soccer le plus créatif.

8 heureux gagnants

Le prix : réaliser une nouvelle publicité de « Vive le Football libre » avec leurs propres gestes. Cette dernière fut diffusée à la grandeur de la France, en plus d’être disponible sur YouTube et Facebook, où pas moins de 1 100 personnes ont « liké» la vidéo.

Je ne suis pas une passionnée de soccer, loin de là. Par contre, en regardant ces différentes vidéos, je me suis laissée emportée par le sport, et bien sur par l’univers de la marque de Nike.

Est-ce que cette offensive marketing vous a conquis? Est-ce que vous croyez que cette campagne aurait eu autant d’impact ici, en Amérique du Nord?

Valérie

Magasiner sur les médias sociaux ? Oui, et ce n’est que le début

Depuis 2010, nous entendons de plus en plus parler de group buying. Encore plus depuis le Super Bowl, alors que Groupon s’est fait largement remarqué grâce à sa publicité quelque peu controversée. Au même moment, de plus en plus de compagnies commencent à faire des affaires sur les médias sociaux. C’est le cas de la NBA qui a récemment ouvert les portes de son magasin en ligne directement sur sa page Facebook.

On peut se demander pourquoi il serait bénéfique, pour les entreprises œuvrant dans le domaine du sport, de se lancer dans le « Facebook Commerce » ou dans des associations avec des sites comme Groupon.

La réponse est bien simple : c’est là que le fan se trouve. C’est là que l’argent se trouve.

Voilà pourquoi les compagnies ne peuvent pas négliger les opportunités qui s’offrent à elles. Plus l’internaute doit changer de site Web, doit être redirigé, plus il doit effectuer de clics, plus il a de chances d’abandonner sa transaction. Par exemple, la page d’accueil du Groupon.ca affiche directement, et ce en très grosses lettres, l’offre de la journée. L’incitatif est plus que présent et pousse l’internaute à se dire : « Je ne peux pas manquer cette occasion. » Il est plus probable que celui-ci complète une transaction que s’il doit se rendre sur un site corporatif, transférer sur le site transactionnel, magasiner, puis finalement, acheter.

Même chose pour les magasins sur Facebook. Pour la NBA, par exemple, le fan est déjà présent sur la page. L’onglet Store lui donne non seulement un incitatif immédiat pour l’achat, mais il rend la tâche facilement accessible; aucune raison de ne pas acheter.

Voilà donc pourquoi je pense vraiment qu’à partir de cette année, nous verrons le commerce sur les médias sociaux exploser. Bref, le succès des exemples donnés plus tôt confirme qu’il est vraiment rentable d’attaquer directement à la source, de frapper là où le fan passe le plus de temps.

Il s’agit cependant d’un risque que certaines entreprises ne sont pas prêtes à prendre. Si vous aviez à jouer l’avocat du diable, quels seraient pour vous les désavantages pour une marque de vendre via le group buying et les réseaux sociaux ?

Bonne journée et bonne fin de semaine de relâche à mes confrères et consœurs !

Alix

Colisée à Québec: bien plus que de la convergence

Mettez-vous dans la peau d’une entreprise de technologie et/ou de télécommunication et/ou de divertissement et imaginez-vous que vous venez d’acquérir les droits de gestion d’un amphitéâtre dernier cri muni de toutes les qualités pour attirer les plus grands événements de divertissement. Vous salivez sans doute car le mariage unis deux entités aux visées communes. Je ne vous apprends rien, c’est le bail signé hier entre la Ville de Québec et Quebecor qui a suscité mon intérêt pour ce billet.

Le sentiment d’appartenance comme fondement stratégique

La Ville de Québec, plus petite que Montréal (outch les courriels haineux en attente dans ma boîte) non pas en terme négatif (ouf) mais plutôt dans son branding en général (proximité citoyenne, chaleureuse, touristique), aura avantage à travailler avec Quebecor pour ainsi axer le positionnement de son établissement sur le sentiment d’appartenance : « MON colisée où je vais voir MES groupes de musique et MON équipe de hockey »

Bien que les détracteurs du colisée seront toujours là, et c’est correct, il ne faut jamais oublier que le projet provient en majeure partie d’une forte sollicitation citoyenne et par le fait même, cette facette « citoyenne » et de « communauté » pourrait se trouver dans la première offensive de mise en marché de l’établissement et dans le branding même de celui-ci. J’appuie d’ailleurs mon point de vue avec la très pro-active initiative J’ai ma place.

Le mobile comme fer de lance

L’acquisition des droits de l’amphithéâtre par Quebecor propose un fit plus-que-parfait entre une industrie sportive qui s’en va de plus en plus vers un modèle de Sport-Entertainment et du conglomérat de Quebecor qui a  plusieurs tentacules dans les sphères de la communication et du diverstissement.

Bien sûr il faudra, du côté de Quebecor, élaborer une approche stratégique (basée ou pas sur le sentiment d’appartenance) pour la mise en marché de leur aréna et de leurs événements. Rapidement, nous pouvons penser que l’exploitation du mobile par la filiale Vidéotron deviendra inévitable. Des projections indiquent que tout sera prêt en 2015. Où en serons-nous avec le téléphone mobile à ce moment? Je l’ignore. Toutefois, je peux me risquer et affirmer que la pénétration du téléphone intelligent aura une portée beaucoup plus importante qu’au moment où l’on se parle. La plate-forme, parfaite pour engager le consommateur auprès de son amphitéâtre, pourrait se décliner sous l’application officielle du Colisée, disponible uniquement pour les usagers du service mobile de Vidéotron, qui permettrait l’envoi d’alertes de type push qui rendraient compte de tout ce qui se passe à l’aréna.

Terme péjoratif, la convergence n’a jamais vraiment eu la cote. Ceci dit, le mariage des deux entités va au-delà de la convergence dans la mesure ou ce fit est tout à fait naturel, donc moins forcé ou moins tweaké si vous permettez l’expression. Une possibilité infinie d’idées et de synergie entre les compagnies de Quebecor et les événements du Colisée pourront ainsi voir le jour.

Demain matin, vous êtes nommé directeur du marketing de la division mobile de Videotron et votre patron veut une stratégie synergie entre votre division et le lancement du colisée, que faites-vous ?

Hugo


Qui des quatre géants est le meilleur sur les médias sociaux?

Quel est le sport le plus populaire aux États-Unis, le baseball ou le football? Le débat fait rage, l’un attire des milliers de spectateurs sur une saison beaucoup trop longue de 160 et quelques matchs et l’autre met en scène le plus important événement sportif de l’année, le Super Bowl.

Les médias sociaux ont tranché et c’est… le basketball. Oui, ce sport que certains ont rétrogradé au même niveau, voire en bas du hockey dans l’échiquier du sport aux États-Unis, est numéro un dans le coeur des adeptes du 2.0 et de loin.

Alors que la NFL cumule 2 617 402 fans sur Facebook et 1 959 138 sur Twitter et que la MLB a un maigre 278 617 fans sur Facebook et 1 110 979 sur Twitter, la NBA possède un total impressionnant de 7 558 042 fans sur Facebook et 2 330 388 fans sur Twitter. Notons quand même la performance décente de la LNH avec 1 373 199 fans sur Facebook et 525 459 fans sur Twitter.

Oui, c’était beaucoup de chiffres. Tout cela pour vous illustrer l’impressionnante avance de la NBA dans les médias sociaux. Comment la ligue en est arrivée là? À vrai dire, en épluchant les différents comptes Facebook et Twitter, on se rend compte que vraiment peu de choses distingue les ligues. Les 4 ligues Tweetent constamment, même si la NFL et la MLB sont en congé, on répond aux gens et on est proactif. C’est surtout au niveau du compte Facebook où je peux entrevoir une réelle différence dans l’approche de la NBA. Les vidéos.

La clé du succès

On y présente souvent, très souvent des vidéos. J’avais déjà mentionné dans un précédent billet que le contenu interactif était un gros plus pour une page Facebook, spécialement dans le monde du sport. C’est sans doute ce que la NBA avait déjà compris. On doit aussi mentionner que la NBA a misé fortement sur son channel Youtube qui compte maintenant près de 300 000 abonnés. Un choix stratégique que les autres grandes ligues n’ont pas fait, seule la LNH  à un véritable channel qui compte environ 75 000 abonnés. Le channel Youtube de la NBA leur permet de partager beaucoup plus facilement du contenu à leurs fans, youtube permettant une viralisation beaucoup plus facile que des vidéos logés sur les sites des ligues.

En résumé, utilisez le vidéo au maximum si vous voulez connaître du succès dans la vague du 2.0. C’est le bonbon extrême qui satisfait le fan.

Guillaume