Pour l’athlète-blogueur… le contenu d’abord

Comme nous en avons discuté souvent depuis les débuts de Sport Électronique en janvier dernier, la relation entre l’athlète et le fan a grandement évoluée depuis les dernières années. Blogging, réseautage social, les athlètes multiplient les interactions avec leurs publics. Jusqu’ici, nous avons évalué ces interactions d’un point de vue principalement marketing : l’impact sur l’image de l’athlète, sur celle de ses commanditaires, etc.

Cependant, à la base, y a-t-il vraiment une stratégie marketing derrière chacune de ces communications ? Sommes-nous brainwashé par l’immersion que nous vivons dans le monde des com. marketing depuis le début de nos études ? La réponse varie, évidemment.

C’est pourquoi j’ai décidé d’entrer en contact avec une athlète de haut niveau (et blogueuse à ses heures) afin de lui poser quelques questions. L’athlète en question est Ève Routhier, membre de l’Équipe canadienne de ski alpin. Au cours de l’article, je glisserai des petits extrait de mon échange avec elle.

 

Premièrement : Le blogue comme journal de bord

Tout d’abord, Ève a commencé à bloguer afin de donner plus facilement de ses nouvelles. Avec le temps que nécessitent les voyages, les compétitions et tout, le blogue est devenu un outil simple et accessible pour quiconque désirait la suivre au cours de sa saison de ski. Sa motivation pour le tenir à jour régulièrement ? Ses fans.

« Je reçois énormément de commentaires positifs. […] Ça me fait vraiment plaisir de voir que j’ai autant de gens derrière moi, qui s’intéressent à ce que je fais.  C’est ma façon de leur rendre la pareille ! »

Et les commanditaires ?

« Mon blogue a commencé par être uniquement personnel.  J’y écrivais mes expériences, mes déplacements, mes performances.  Plus tard, voyant que j’étais lue par plusieurs, j’ai ajouté les logos de mes commanditaires et j’ai affiché plus de détails par rapport à ma carrière. Même si j’affiche un peu plus de visibilité pour les compagnies qui m’appuient, mon blogue demeure plutôt personnel.  Je suis la seule qui le gère et qui y écrit. »

« Mes commanditaires sont très importants.  Sans eux, je ne pourrais pas faire ce que je fais.  C’est donc très important pour moi de leur donner le plus de visibilité possible. »

L’Équipe nationale de ski l’encourage-t-elle à donner de la visibilité à ses commanditaires ?

« Ils laissent cette décision à notre discrétion.  Nous sommes par contre très sensibilisés à ce que nous affichons sur Internet (Facebook, Twitter, blogues…)  C’est notre image et notre réputation qui est en jeu.  Et par conséquent, à plus grande échelle, notre futur et notre carrière. »

Que pouvons-nous apprendre de l’exemple de Ève ?

Bien entendu, il s’agit d’un cas différent des athlètes professionnels. Ève ne reçoit pas de salaire dans les six chiffres afin de promouvoir les marques qu’elle endosse. Mais un constat demeure : le contenu primera toujours. L’entretien de la relation avec les fans est ce qui maintient le trafic sur le blogue d’un athlète.

Si Ève avait fait l’éloge de ses commanditaires au lieu de parler de ses expériences personnelles à travers sa vie d’athlète, il est probable que les visites auraient été beaucoup moins nombreuses. Bref, en gardant son style, sa touche personnelle, et en gardant l’accent sur sa vie, Ève assure un trafic constant sur son site tout en donnant de la visibilité à ses commanditaires non seulement grâce aux logos sur son blogue, mais bien grâce aux nombreuses photos d’elle et de ses équipières (manteaux, équipements, etc.)

Peut-être direz-vous que ce n’est pas un gros placement publicitaire pour des compagnies comme Head, Alpina et GMC par exemple, mais c’est le genre de commandites qui démontre un engagement dans la communauté et qui, à long terme, est payant pour une marque. Êtes-vous d’accord avec moi ?

Bonne semaine !

Alix.

 

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Blogue de Ève

Équipe canadienne de ski

Merci à ma collègue et amante de la bonne bouffe Isabelle Darche pour le contact.

 

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Adidas s’est mis « All In » dans Youtube

Ça s’est passé en fin de semaine dernière. Par le biais d’un partage sur Facebook, j’ai découvert le nouveau canal Youtube développé par Adidas. Ce dernier est vraisemblablement un outil issu de la campagne globale « All In » qui soit dit en passant, a été mise sur pied par une agence bien d’ici, Sid Lee.

All In

Après plusieurs années sous le règne du Impossible is Nothing, l’entreprise allemande laisse la place à une ligne fraîche, inspirante. La fibre fonceuse voire invincible de l’ancienne identité se renouvèle peu à peu pour nous présenter une marque certes encore dynamique, mais je dirais moins compétitive en général dans son ADN.

Peut-être qu’All In demeure simplement le nom de la plateforme et que le slogan original demeurera en place (en fait, je pense que c’est exactement ça). Toutefois, l’axe de communication beaucoup plus social, artistique et plein de coolness que prend Adidas depuis quelque temps s’avère beaucoup moins aligné sur le slogan incisif développé par TBWA. À suivre pour la suite!

C’est vers là que les grandes marques s’en vont

De retour à nos moutons, je voulais vous entretenir sur le canal Youtube, outil prépondérant de la campagne. Participatif et probablement inspiré du stunt 2.0 du correcteur Tipp-Ex, Adidas nous demande par le biais de son canal d’inscrire le sujet de la vidéo que nous voulons visionner. De ce fait, plusieurs sujets tels que ball, skateboard, pain, rap, team, fan et j’en passe représentent des options à inscrire dans le champ situé sous la visionneuse.

Créer des environnements expérientiels et impliquer l’utilisateur ; les marques aux grosses enveloppes budgétaires n’ont comme pas le choix de s’en aller vers ces options. Je pense que c’est un peu le « prix à payer » de leur statut de leader du marché. En ce sens où leader du marché signifierait également leader dans les innovations du point de vue communicationnel. Ce qui contribue, par ricochet, à maintenir et améliorer l’attitude envers la marque.

En plus d’Adidas, Perrier nous a séduit l’été dernier avec l’expérience du Perrier Mansion, un site Web expérientiel et participatif.

Et vous, croyez-vous qu’il en vaut encore la chandelle de dépenser autant d’argent dans des plateformes expérientielles ?

Mauvaise blague de la semaine (en bas à gauche)

Blague à saveur concurrentielle (indice : en bas à gauche)

Hugo

Coors Light et Red Bull : équipe gagnante

La commandite sportive est un excellente moyen pour plusieurs marques de profiter d’un buzz (grâce à la notoriété d’un évènement) et de solidifier leur positionnement. Les grandes brasseries du monde, dont Molson Coors, l’ont compris depuis longtemps.

Dans le cadre du Red Bull Crashed Ice 2011 à Québec, Coors Light et Red Bull se sont associés afin de créer la Crash Zone. Crash Zone vous dites ? Et bien cette « zone » est simplement un endroit stratégique en bordure de la piste, située dans le parc Montmorency. Elle offre une vue privilégié de la piste et donc de la compétition, dont la finale aura lieu le samedi 19 mars au soir. Les détenteurs de billet pourront aussi s’éclater grâce à la présence de deux DJ de renom. Au menu aussi : bière froide, boisson énergisante et, fait intéressant, une section « techno » afin que les participants puissent partager leur expérience en temps réel via les médias sociaux !

Mais la où je veux en venir, c’est la stratégie impeccable de Coors Light derrière ce partenariat. Depuis quelques années, la bière la plus vendue au Canada se présente comme étant la bière froide par excellence, avec un goût qui descend bien. Vous aurez surement déjà réalisé que le fit entre les marques est parfait ici. La marque Coors Light se retrouve dans un univers intimement lié au sien. De la glace, du froid, et des « malades » qui descendent une piste de glace à vive allure. Une opportunité que Molson Coors ne pouvait pas se permettre de manquer.

N’oublions pas non plus le fit entre l’évènement en tant que tel. Coors Light se targe d’être une bière de party, une bière de mâle prêt à toute cascade afin de ne pas rater le « gros fun ». En s’associant ainsi à un sport extrême, une marque extrême et à un party VIP, on favorise les attitudes positives chez le public cible. Rappelez-vous les pubs du Manoir Coors Light et les multiples tactiques de fou pour y entrer… on joue dans le même territoire. Pas question de confondre le consommateur.

Bref, je suis certain que vous pouvez vous-même trouver d’autres preuves du mix parfait entre Coors Light et le Red Bull Crashed Ice. En tant que passionné de la gestion de marque et du branding, c’est le genre de partenariat que je trouve particulièrement réussi et que j’aimerais avoir négocié. Je pense qu’à travers de telle commandites sportives, stratégiques et adaptées aux publics cibles, il est possible d’aller chercher un capital de marque plus fort qu’avec les médias traditionnelles. Pour les jeunes, c’est l’expérience avec la marque qui compte. Dans notre cas, l’expérience se continue en plus sur le Web grâce au partage simultané sur les réseaux sociaux.

En terminant, je vous incite à visiter le site Web de l’évènement. Une vidéo présente l’application mobile Red Bull Crashed Ice Invasion, qui sera vraiment trippante pour ceux qui assisteront à la compétition. Si l’un de vous est à Québec la fin de semaine prochaine, donnez-moi des nouvelles !

À la semaine prochaine !

Alix.

Après la FIFA, Nike attaque une seconde fois Adidas !

Le 17 janvier dernier, l’équipe de football/soccer de France dévoilait son nouveau maillot, une annonce qui attira grandement les médias de tout le pays. Bien entendu, tout fut extrêmement bien arrimé par le géant Nike, le nouveau commanditaire officiel de l’équipe pour les 7 prochaines années.

« ZE » maillot


OK. Vite de même, on peut se demander d’où provient un engouement aussi marqué pour un nouveau maillot. J’imagine qu’il faut être Français pour comprendre! Quoi qu’il en soit, Nike a tout de même payé 320 millions d’euros afin de voler le contrat à Adidas, ce qui fait du « maillot de l’équipe de France le plus cher de la planète football. »

Un lancement 2.0 très bien orchestré

Il fallait bien s’attendre à quelque chose de grandiose de la part de Nike pour cette annonce officielle, et ce fut le cas. En effet, une importante campagne de publicité sous le nom de « Vive le football libre » fut déployée, intégrant affiche et vidéo de spécialiste. Nike utilisa également ingénieusement la vidéo virale, lançant un défi aux internautes d’envoyer leur geste de soccer le plus créatif.

8 heureux gagnants

Le prix : réaliser une nouvelle publicité de « Vive le Football libre » avec leurs propres gestes. Cette dernière fut diffusée à la grandeur de la France, en plus d’être disponible sur YouTube et Facebook, où pas moins de 1 100 personnes ont « liké» la vidéo.

Je ne suis pas une passionnée de soccer, loin de là. Par contre, en regardant ces différentes vidéos, je me suis laissée emportée par le sport, et bien sur par l’univers de la marque de Nike.

Est-ce que cette offensive marketing vous a conquis? Est-ce que vous croyez que cette campagne aurait eu autant d’impact ici, en Amérique du Nord?

Valérie

Colisée à Québec: bien plus que de la convergence

Mettez-vous dans la peau d’une entreprise de technologie et/ou de télécommunication et/ou de divertissement et imaginez-vous que vous venez d’acquérir les droits de gestion d’un amphitéâtre dernier cri muni de toutes les qualités pour attirer les plus grands événements de divertissement. Vous salivez sans doute car le mariage unis deux entités aux visées communes. Je ne vous apprends rien, c’est le bail signé hier entre la Ville de Québec et Quebecor qui a suscité mon intérêt pour ce billet.

Le sentiment d’appartenance comme fondement stratégique

La Ville de Québec, plus petite que Montréal (outch les courriels haineux en attente dans ma boîte) non pas en terme négatif (ouf) mais plutôt dans son branding en général (proximité citoyenne, chaleureuse, touristique), aura avantage à travailler avec Quebecor pour ainsi axer le positionnement de son établissement sur le sentiment d’appartenance : « MON colisée où je vais voir MES groupes de musique et MON équipe de hockey »

Bien que les détracteurs du colisée seront toujours là, et c’est correct, il ne faut jamais oublier que le projet provient en majeure partie d’une forte sollicitation citoyenne et par le fait même, cette facette « citoyenne » et de « communauté » pourrait se trouver dans la première offensive de mise en marché de l’établissement et dans le branding même de celui-ci. J’appuie d’ailleurs mon point de vue avec la très pro-active initiative J’ai ma place.

Le mobile comme fer de lance

L’acquisition des droits de l’amphithéâtre par Quebecor propose un fit plus-que-parfait entre une industrie sportive qui s’en va de plus en plus vers un modèle de Sport-Entertainment et du conglomérat de Quebecor qui a  plusieurs tentacules dans les sphères de la communication et du diverstissement.

Bien sûr il faudra, du côté de Quebecor, élaborer une approche stratégique (basée ou pas sur le sentiment d’appartenance) pour la mise en marché de leur aréna et de leurs événements. Rapidement, nous pouvons penser que l’exploitation du mobile par la filiale Vidéotron deviendra inévitable. Des projections indiquent que tout sera prêt en 2015. Où en serons-nous avec le téléphone mobile à ce moment? Je l’ignore. Toutefois, je peux me risquer et affirmer que la pénétration du téléphone intelligent aura une portée beaucoup plus importante qu’au moment où l’on se parle. La plate-forme, parfaite pour engager le consommateur auprès de son amphitéâtre, pourrait se décliner sous l’application officielle du Colisée, disponible uniquement pour les usagers du service mobile de Vidéotron, qui permettrait l’envoi d’alertes de type push qui rendraient compte de tout ce qui se passe à l’aréna.

Terme péjoratif, la convergence n’a jamais vraiment eu la cote. Ceci dit, le mariage des deux entités va au-delà de la convergence dans la mesure ou ce fit est tout à fait naturel, donc moins forcé ou moins tweaké si vous permettez l’expression. Une possibilité infinie d’idées et de synergie entre les compagnies de Quebecor et les événements du Colisée pourront ainsi voir le jour.

Demain matin, vous êtes nommé directeur du marketing de la division mobile de Videotron et votre patron veut une stratégie synergie entre votre division et le lancement du colisée, que faites-vous ?

Hugo


Canal Redbull sur Youtube : attache ta tuque chose

Un skatepark sur un bateau, une descente aux enfers sur un corridor de glace, une envolée abord d’un véhicule impossible, une ride de taxi dans Chicago en Nascar, un parc de motocross directement au pied de la Place Rouge en Russie … je pourrais laisser défiler la liste toute la journée.

Un ADN de marque avec l’inscription « extrême » dans chacun des chromosomes

Pour avoir fait une veille par rapport à différents concurrents directs et indirects, les canaux Youtube de Pepsi Cola, Coca-Cola, Gatorade et Monster n’arrivent en aucun moment à la cheville de celui géré par le taureau autrichien. Les autres marques livrent en moyenne 85 % moins de contenu que le canal de Redbull qui lui, partage généreusement 1028 vidéos. C’est une domination du média social de la part de la marque.

Le fit est vraisemblablement là et complètement naturel, RedBull est une marque extrême qui carbure à toute allure. Youtube devient alors le véhicule parfait pour répandre l’ADN extrême, intense de Redbull. L’exploitation maximisée de l’outil me laisse un peu déçu en raison du design terne de l’interface du canal (seul aspect que les marques concurrentes dominent).

Entreprise de divertissement ou boisson énergétique?

Le programme de commandites de la marque demeure fort impressionnant. Pas encore spécialiste dans la question stratégique de la commandite, je peux tout de même m’avancer dans un questionnement : Redbull fait des événements sportifs ou de la boisson énergétique? Oui la marque réserve un pourcentage de son budget ridiculement élevé à l’événementiel, mais y’a-t-il un danger qu’on perde le focus sur son produit vedette?

Les puristes, dont l’honorable consultant Jack Trout, se trouvent sans doute dans une impasse lorsqu’ils examinent le cas de RedBull.

Mais où votre USP est-elle rendue? Dans la F1, le parachute, le hockey, ou dans le produit énergisant? Problématique de dilution de l’image de marque?

Trève de questionnements stratégiques, abandonnez-vous aux vidéos les plus vues du canal de RedBull :


Digital native + golfeur = Rickie Fowler

Connaissez-vous Rickie Fowler ?

Si non, je vous invite fortement à lire ce billet pour découvrir le jeune personnage. Si oui, je vous dirais tout de même de poursuivre la lecture!

Phil Mickelson VS Shaun White

Le golf c’est vieux, c’est snob, c’est grincheux et toute l’étiquette qui vient avec le sport demeure extrêmement rigide (pardonnez mon brand maping arbitraire). Bref, il s’agit sans doute du sport le moins susceptible de séduire la relève. Ce n’est pas vendeur, le golf, que voulez-vous faire.

Rickie Fowler incarne la disruption en personne

Jeune golfeur professionnel et adepte (presque professionnel) de la motocross, Rickie Fowler est polyvalent et déborde d’énergie fraîche. Ce dernier pourrait non seulement modifier à lui seul l’image du golf, mais surtout, il représente l’incarnation même de la prochaine lignée de digital superstar issue de l’industrie sportive.

Digital Superstar ?

Elles sont jeunes et fraîches, on peut les suivre en direct via Twitter lorsqu’elles magasinent, elle publient régulièrement du contenu sur Facebook et Youtube, il s’agit de la Digital Superstar. Ici, Rickie nous parle de son goûter fait maison. Pourquoi pas un petit tweet en pleine finale des Masters ?

Vous (si vous êtes âgés entre 0 et 27 disons), Rickie Fowler et moi avons grandi aux côtés du premier Mac, du premier modem et plus récemment, de la percée fulgurante de Youtube et Facebook. C’est facile pour nous de résoudre l’équation Sportif + célèbre= médias sociaux. Toutefois, dans 5 ans, je parie que nous allons avoir du mal à suivre la prochaine superstar du hockey parce qu’elle utilisera des nouvelles technologies (par exemple, de géolocalisation) avec lesquelles nous ne serons pas à l’aise.

En me risquant quelque peu, j’affirme que si vous ne possédez pas de téléphone intelligent dans la prochaine année, vous pourriez perdre rapidement le fil !

Tant qu’à y être, commencez-vous déjà à perdre de vue les toutes nouvelles technologies ?

Hugo

Quand le bon Serge est commandité par Miller

Ho là, le titre est un paradoxe en soit, une ancienne campagne mêlée à une autre marque.  Non je ne crie pas au scandale ni au plagiat. Lisez la suite et faites moi confiance 😉 !

Moi, personnellement commandité par une marque de bière ? Wow !

C’est la réaction que Miller essaie de susciter chez ses buveurs de bière. En effet, dans le cadre d’une toute nouvelle campagne pour sa Miller High Life, la marque a offert une commandite à ses consommateurs. Je parlais il y a deux semaines de l’engagement du fan et des retombées lucratives inhérentes, voilà ce que Miller a parfaitement compris.

Un bonus à la signature s’il vous plaît

La marche à suivre est assez simple. Vous vous rendez sur le site de la marque High Life, et vous cliquez ensuite sur « Get Sponsored ». Par la suite, vous devrez accepter les termes d’un contrat plutôt comique :

I, [STATE YOUR NAME], hereby commit to living the highest possible form of the High Life in any and all situations. I pledge never to willingly participate in non-High Life-like activities, including but not limited to: male bathing suit shopping, goatee dying, embroidered golf shirt collar popping, wallet-mirror carrying, denim pant leg rolling, unnecessary nail manicuring, or pet portrait painting. Most importantly, I will uphold my sense of common sense and use it authoritatively when called for to maintain my responsibility to unashamedly, undeniably, and unabashedly live the High Life.

Par la suite, vous devez remplir un formulaire afin de recevoir votre bonus de signature de 1 $  (soit en coupon rabais ou en don versé aux vétérans qui ont combattu en Irak ou en Afghanistan).

« Merci beaucoup » – Les bases de données de Miller

En effet, il y a de quoi se réjouir du côté des renseignements recueillis sur les consommateurs de bière. Certes, le formulaire exhaustif est facultatif si vous ne voulez pas recevoir le coupon d’un dollar. De ce fait, vous pouvez passer tout de suite au kit téléchargeable du commandité. Le tout représente un détail de logistique très sympatique de la part de Miller.

Les facteurs de réussite : moment opportun et intégration

Miller, plus petite brasserie qu’Anheuser Busch, a pris l’habitude de lancer des tactiques inusitées (à la limite de l’ambush marketing) à la veille du Superbowl. Mon ami Alix me parlait justement des spots télé d’une seconde lancées l’année dernière dans le cadre du Superbowl.

Aussi, les relations publiques faites autour du programme de commandite a permis (et permettra jusqu’au match ultime) de multiplier les impressions. Intitulée « Miller High Life Says ‘No’ to Multi-Million Dollar Sponsorships » la campagne RP risque encore une fois de provoquer des retombées de presse sans que Miller n’ait investi des millions en commandites traditionnelles ou en publicité traditionnelle lors de l’événement du 6 février prochain.

BON SUPER BOWL XLV À TOUS NOS LECTEURS !

Hugo

Vivez le Super Bowl à fond avec Visa et Twitter

Le Super Bowl (SB) est clairement l’événement sportif le plus populaire en Amérique du Nord. Et qui dit populaire dit qu’il est probablement le sujet d’un nombre indéfini de conversations dans le monde entier. Ce que propose la NFL et Visa, c’est de joindre cette conversation et d’en être un témoin privilégié grâce à Twitter.

En visitant la section Twitter du site officiel du SB, on découvre une application assez impressionnante. Elle permet non seulement de participer à la conversation, mais aussi d’en faire une analyse complète. Tout d’abord, l’onglet principal rassemble tout ce qui se dit en temps réel. D’un côté, une grille s’ajuste en fonction de la popularité de chaque mention Twitter, et de l’autre, tous les tweets des joueurs, des médias ou de la NFL par rapport au grand match.

La guerre des mots

Le second onglet de l’application propose un outil similaire, mais en s’attardant seulement sur les mentions concernant les Packers ou les Steelers. En plus de se disputer le prestigieux Lombardi Trophy, on dirait bien que les deux équipes se battent aussi pour savoir qui fait couler le plus d’encre !

Le dernier onglet, Map, nous dispose toutes les mentions (joueurs, sujets populaires, villes, etc.) sur une carte des États-Unis. Bien que ce soit visuellement très intéressant, j’ai trouvé cette troisième fonction un peu inutile. Les autres me semblaient plus appropriées.

Être au cœur de la conversation, sans quitter le site

Afin de profiter pleinement de l’expérience, le visiteur peut se connecter à l’application directement via son compte Twitter. Ainsi, il peut publier des tweets et répondre à d’autres tweets à l’intérieur même de l’application. C’est génial à mon avis; beaucoup moins de barrières pour l’utilisateur = plus de commentaires pour la NFL, une conversation plus intéressante, plus diversifiée et donc plus efficace. Peut-être que chaque personne ne prendrait pas le temps d’ouvrir une autre fenêtre pour partager son opinion.

Ma conclusion : oui, et non

Bon coup pour la NFL, qui ne manque pas, année après année, de s’adapter aux façons de dialoguer avec ses publics. Cependant, pourquoi autant avec Twitter et si peu avec Facebook ? Pas de page officielle, pas d’application spéciale… seulement un vote sur la page de la NFL. Il me semble que quelque chose de plus intégré avec « le réseau social » aurait eu selon moi une portée encore plus grande. Twitter m’apparaît comme étant un moyen moins ouvert à monsieur et madame tout le monde, ou autrement dit, le fan moyen de football américain.

Finalement, avez-vous remarqué que je n’ai pas parlé de Visa durant ce billet ? Voilà, c’est parce que l’entreprise agit à titre de simple présentateur. Le logo ici et là, mais rien de plus. Très bon pour la visibilité j’en conviens, mais un peu de créativité n’aurait pas fait de tort afin de donner une petite couleur « Visa » à cette application assez stylée.

Bon Super Bowl !

Alix

Ruée sportive vers l’Asie : Shaun White et Oakley s’en mêlent

D’un côté, près de 4 milliards d’individus de plus en plus ouverts sur le monde grâce au Web. Et de l’autre, des marketers sportifs occidentaux avec leur matrice d’Ansoff en main, accros au développement de marché et à la croissance du sport pour lequel ils travaillent.

Le cas Shaun White

Médaillé d’or aux derniers Jeux olympiques de Turin et de Vancouver, Shaun White est une méga star aux États-Unis, au Canada et aussi, en Chine. Mais alors là, j’insiste sur l’adjectif MÉGA star. Aux allures de Bono ou encore de Mick Jagger, l’athlète américain initie la cohue chez ses fans asiatiques de par ses exploits en Amérique.

C’est alors qu’un gestionnaire d’Oakley, qui constate sans doute que le snowboard est confortablement installé sous le pignon de la maturité depuis un bon moment en Amérique (regardez votre graphique de cycle de vie), a l’idée de propulser sa marque à l’aide d’une stratégie de développement de marché en plus de renforcer le partenariat avec sa plus grosse vedette. Résultat : une méga compétition pour une méga star. Nous trouvons donc l’athlète aux cheveux de feu à la tête du Oakley Shaun White Air + Style. Ça se déroulait en décembre dernier à Pékin et ce fut le plus gros événement de snowboard jamais présenté en Chine.

Oakley dans Google

Fait extrêmement intéressant, j’ai tapé dans Google « Shaun White Asia » et les deux premiers liens mènent tout droit sur le site de la marque Oakley. Il s’agit selon moi d’une équation assez révélatrice qui peut s’avérer très payante pour Oakley, mais aussi pour Shaun White.

Une entreprise qui s’y spécialise

Asia Sport Development, une firme basée à Jakarta et à New-York, travaille avec d’importants clubs sportifs  à développer leur base de fans en Asie par le biais d’actions interactives et novatrices. À première vue, l’entreprise travaille avec plusieurs clubs de soccer de façon à promouvoir ce sport souvent qualifié de plus populaire au monde.

Hugo