Qui des quatre géants est le meilleur sur les médias sociaux?

Quel est le sport le plus populaire aux États-Unis, le baseball ou le football? Le débat fait rage, l’un attire des milliers de spectateurs sur une saison beaucoup trop longue de 160 et quelques matchs et l’autre met en scène le plus important événement sportif de l’année, le Super Bowl.

Les médias sociaux ont tranché et c’est… le basketball. Oui, ce sport que certains ont rétrogradé au même niveau, voire en bas du hockey dans l’échiquier du sport aux États-Unis, est numéro un dans le coeur des adeptes du 2.0 et de loin.

Alors que la NFL cumule 2 617 402 fans sur Facebook et 1 959 138 sur Twitter et que la MLB a un maigre 278 617 fans sur Facebook et 1 110 979 sur Twitter, la NBA possède un total impressionnant de 7 558 042 fans sur Facebook et 2 330 388 fans sur Twitter. Notons quand même la performance décente de la LNH avec 1 373 199 fans sur Facebook et 525 459 fans sur Twitter.

Oui, c’était beaucoup de chiffres. Tout cela pour vous illustrer l’impressionnante avance de la NBA dans les médias sociaux. Comment la ligue en est arrivée là? À vrai dire, en épluchant les différents comptes Facebook et Twitter, on se rend compte que vraiment peu de choses distingue les ligues. Les 4 ligues Tweetent constamment, même si la NFL et la MLB sont en congé, on répond aux gens et on est proactif. C’est surtout au niveau du compte Facebook où je peux entrevoir une réelle différence dans l’approche de la NBA. Les vidéos.

La clé du succès

On y présente souvent, très souvent des vidéos. J’avais déjà mentionné dans un précédent billet que le contenu interactif était un gros plus pour une page Facebook, spécialement dans le monde du sport. C’est sans doute ce que la NBA avait déjà compris. On doit aussi mentionner que la NBA a misé fortement sur son channel Youtube qui compte maintenant près de 300 000 abonnés. Un choix stratégique que les autres grandes ligues n’ont pas fait, seule la LNH  à un véritable channel qui compte environ 75 000 abonnés. Le channel Youtube de la NBA leur permet de partager beaucoup plus facilement du contenu à leurs fans, youtube permettant une viralisation beaucoup plus facile que des vidéos logés sur les sites des ligues.

En résumé, utilisez le vidéo au maximum si vous voulez connaître du succès dans la vague du 2.0. C’est le bonbon extrême qui satisfait le fan.

Guillaume

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FanVibe : Suivez la vague, partout, tout le temps

Si vous êtes un grand fan de sports, il vous est sûrement impossible de suivre et d’écouter tous les matchs que vous voudriez. En tant que passionnés, vous aimez probablement discuter de vos équipes favorites, donner votre avis sur les résultats, tenter de prédire les statistiques, et j’en passe. Une des missions de Sport Électronique est de vous faire découvrir des petites douceurs du Web qui vous font vivre votre passion encore plus à fond. Le site FanVibe, et ses applications qui en découlent, et une des découvertes emballantes que j’ai faite.

FanVibe : C’est quoi ?

Lorsque connecté à FanVibe (via un compte standard ou un Facebook Connect), vous pouvez réellement profiter d’une expérience de fan en ligne complète. Que ce soit pour obtenir les scores et nouvelles instantanément sur votre iPhone, pour discuter avec d’autres fans, ou pour tester vos connaissances en prédisant les matchs, FanVibe est simple et agréable à utiliser.

fanvibe

Page d'accueil de FanVibe

Chaque check-in et chaque prédiction, entre autres, vous donne des points dans la classement général des fans de FanVibe. Les meneurs en points à chaque semaine (vous pouvez donc aspirer à la victoire à chaque semaine) sont éligibles pour gagner certains prix, comme des billets de match, des t-shirts, etc. Des badges peuvent aussi être gagnés, un peu comme Foursquare, ce qui permet aux membres de faire partie de tirages aux sort pour d’autres prix. De plus, FanVide un mini-réseau social. En « suivant » des personnes, en ajoutant des amis et en invitant de nouveaux participants, les points s’accumulent.

FanVibe développe aussi des applications afin de rendre plus accessible le concept. Par exemple, la page Facebook de la NBA possède sa propre application FanVibe et encourage donc les fans à utiliser la plateforme pour dialoguer entre eux, et bref pour générer du contenu autour des parties et des équipes de la NBA. Décidément, la NBA est vraiment la ligue professionnelle la plus connectée sur les réseaux sociaux. Ses 7,5 millions de fans le confirment…

Onglet NBA Turnstile de la page FB de la NBA

Mon verdict

Bien que le concept soit très intéressant, et surtout amusant, je doute que « la masse » s’y attarde rapidement. Il me semble que FanVibe soit destiné à un public restreint de fans intenses, des passionnés de sport, pour qui cela fait partie du quotidien. C’est normal me direz-vous, et je ne connais pas les ambitions des fondateurs.  Mais selon moi, grâce à Facebook, Twitter, etc., les gens sont déjà rapidement aux courants des nouvelles sportives, et peuvent directement en parler avec leurs amis. Pas besoin d’un autre réseau dans lequel s’investir pour nourrir leur passion. 513 check-ins hier pour la partie entre les Lakers et les Hawks (NBA), c’est minuscule, de mon point de vue, comparé à tout le contenu qui a dû être généré sur les sites plus populaires.

Bref, FanVibe est un petit joujou, « trippant » pour ceux qui mangent du sport à longueur de journée. J’essayerai sûrement l’application iPhone lorsque j’aurai mon téléphone vendredi (Yes !) Cela dit, ça reste pour moi un outil amusant, mais pratique et utile comme Facebook ou Twitter, non.

Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que ce genre de réseaux est voué à survivre ?

Bonne journée !

Alix

www.fanvibe.com

Le Mission Control: la parole aux fans

Les médias sociaux démocratisent la circulation de l’information, c’est maintenant un fait quasi-irréfutable. On peut facilement réponde aux communications des marques, interagir avec eux et même commencer des conversations avec celles-ci.

Peut-on aller plus loin dans cette optique? C’est ce que les Devils du New Jersey ont cru en lançant le 16 février dernier la Mission Control (voir l’article du lancement). Le Mission Control c’est un endroit exclusivement dédié aux médias sociaux, 9 ordinateurs, 2 télévisions écrans plats et 10 iPads pour suivre le plus efficacement possible ce qui ce passe sur les médias sociaux.

C’est bien beau tout ça, mais il y a plus. Au lieu de se dénicher un spécialiste des médias sociaux par les méthodes de recrutement conventionnel, les Devils ont demandé à 25 de leur plus grand fans déjà actifs sur les médias sociaux de joindre l’équipe. On l’appelle la Devils Army. Ils sont spécialement actif sur twitter @DevilsGenerals, mais aussi sur Facebook. Comme on peut le voir dans le vidéo qui suit, il semble également gérer les comptes officiels de l’équipe comme le twitter @NHLDevils.

Ce qui est particulièrement intéressant c’est l’utilisation des fans dans le processus. Les fans sont très engagés dans la marque et sont directement en mesure de comprendre ce que le fan veut savoir. On peut également voir qu’ils sont très actifs et pertinent dans leurs tweets. Nouvelle façon de faire qui me semble rafraichissante et efficace, surtout pour maximiser l’engagement du fan qui, comme nous l’a expliqué Hugo, peut être très payant.

Voilà une idée très intéressante, est-ce que nos glorieux suiveront le pas?

Guillaume

Digital native + golfeur = Rickie Fowler

Connaissez-vous Rickie Fowler ?

Si non, je vous invite fortement à lire ce billet pour découvrir le jeune personnage. Si oui, je vous dirais tout de même de poursuivre la lecture!

Phil Mickelson VS Shaun White

Le golf c’est vieux, c’est snob, c’est grincheux et toute l’étiquette qui vient avec le sport demeure extrêmement rigide (pardonnez mon brand maping arbitraire). Bref, il s’agit sans doute du sport le moins susceptible de séduire la relève. Ce n’est pas vendeur, le golf, que voulez-vous faire.

Rickie Fowler incarne la disruption en personne

Jeune golfeur professionnel et adepte (presque professionnel) de la motocross, Rickie Fowler est polyvalent et déborde d’énergie fraîche. Ce dernier pourrait non seulement modifier à lui seul l’image du golf, mais surtout, il représente l’incarnation même de la prochaine lignée de digital superstar issue de l’industrie sportive.

Digital Superstar ?

Elles sont jeunes et fraîches, on peut les suivre en direct via Twitter lorsqu’elles magasinent, elle publient régulièrement du contenu sur Facebook et Youtube, il s’agit de la Digital Superstar. Ici, Rickie nous parle de son goûter fait maison. Pourquoi pas un petit tweet en pleine finale des Masters ?

Vous (si vous êtes âgés entre 0 et 27 disons), Rickie Fowler et moi avons grandi aux côtés du premier Mac, du premier modem et plus récemment, de la percée fulgurante de Youtube et Facebook. C’est facile pour nous de résoudre l’équation Sportif + célèbre= médias sociaux. Toutefois, dans 5 ans, je parie que nous allons avoir du mal à suivre la prochaine superstar du hockey parce qu’elle utilisera des nouvelles technologies (par exemple, de géolocalisation) avec lesquelles nous ne serons pas à l’aise.

En me risquant quelque peu, j’affirme que si vous ne possédez pas de téléphone intelligent dans la prochaine année, vous pourriez perdre rapidement le fil !

Tant qu’à y être, commencez-vous déjà à perdre de vue les toutes nouvelles technologies ?

Hugo

Faites-vous voir en streaming!

L’Internet nous permet maintenant des possibilités énormes. Toutes les associations sportives peuvent maintenant avoir leur site Web, leur blogue, leur page Facebook, leur compte Twitter et ainsi de suite. Toute cette panoplie d’outils permet même à la plus petite des associations sportives de communiquer avec ses fans, mais il y a plus!

Au lieu de simplement publier vos résultats sur la toile, que diriez-vous de pouvoir diffuser vos événements en direct pour vos fans? C’est maintenant facile et relativement aisé avec justin.tv. Oui oui, le même justin.tv que je vous ai recommandé pour regarder le Super Bowl en streaming.

Facile

J’ai vérifié, ce n’est pas de la fausse représentation, c’est maintenant vraiment facile de diffuser à peu près n’importe quoi en streaming. En moins de deux minutes, j’étais prêt à diffuser à partir de mon oridinateur. Vous pouvez également utiliser votre iPhone ou votre téléphone Androïd grâce à l’application mobile de justin.tv et c’est là que ça devient particulièrement intéressant.

Pourquoi ne pas diffuser votre événement sportif directement à l’aide de votre cellulaire? Je ne crois pas que tous les événements sportifs ont intérêts à être en direct sur le Web, mais pourquoi pas une finale de tournoi, un événement spécial, un moment unique, etc. Cela pourrait particulièrement plaire à grand-papa ou grand-maman qui pourrait suivre les prouesses de leur petits-fils ou petite-fille.

Vérifiez votre connexion Internet

N’oubliez pas votre connexion Internet! Si votre événement dure 4 heures, il se peut fort bien que vous dépassiez le nombre de données de téléchargement permis par votre forfait de téléphone. Vous pouvez toutefois tenter de voir avec le propriétaire des lieux si une connexion sans-fil est disponible.

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Mettre votre événement sur justin.tv c’est bien, mais avoir du monde qui le regarde, c’est mieux. N’oubliez donc pas de promouvoir votre événement par vos moyens de communications habituels, Facebook, Twitter, courriel, etc. Soyez transparent quant à l’expérience du streaming, il ne faut pas que les gens s’attendent à du matériel de qualité professionnelle. Mais ne vous inquiétez pas, même si ce ne sera pas une qualité A1, je suis persuadé que vos fans seront ravis de pouvoir suivre leurs protégés.

1, 2, 3, test

Attention, avant de commencer votre streaming, je vous suggère fortement de faire quelques tests parce que ça peut être frustrant pour certains de s’installer devant son ordinateur et d’attendre en vain une diffusion qui ne viendra pas. De plus, si votre organisation possède une certaine notoriété et crédibilité (équipe junior aaa, organisation québécoise de gymnastique, etc.), un streaming qui ne marche pas pourrait peut-être entaché votre organisation.

J’aurai beaucoup aimé vous donner des exemples d’organisations qui ont tenté l’expérience du streaming, mais je n’en connais pas, tant le phénomène est nouveau. Je vous invite donc à tenter l’expérience et m’en donner des nouvelles.

Bon streaming!

Guillaume

Super Bowl : Quelles tactiques Foursquare ont fonctionné?

Évidemment, Foursquare n’allait pas manquer l’un des plus grands événements sportifs et médiatiques des États-Unis, le Super Bowl. L’outil de géolocalisation a profité de l’occasion pour faire quelques tentatives qui semblent avoir porté fruit.

Prédiction sur le dénouement de la partie

Beaucoup prédisait la victoire des Steelers de Pittsburgh lors de l’affrontement de dimanche passé. Pour certains, cette prédiction était même appuyée par une mesure « scientifique et rigoureuse », soit le nombre de check-in sur l’application Foursquare lors des séries éliminatoires : 3 900 check-in par match pour les Packers de Green Bay comparativement à 5 500 pour les Steelers. Malheureusement, avec le couronnement de Green Bay, cette mesure s’est révélée erronée.

Record au Cowboys Stadium

Ok Foursquare n’est pas le meilleur outil de prédiction. Il a tout de même été fortement utilisé lors du Super Bowl avec une toute nouvelle formule de type « événementielle » : les gens pouvaient s’enregistrer pour le Super Bowl XLV de n’importe où aux États-Unis ce qui est contraire à la vocation de géolocalisation habituelle de l’application. Pas moins de 30 minutes après le botté d’envoi, on comptait plus de 30 000 check-in. Un nombre qui a sens cesse augmenter, pour atteindre un peu plus de 200 000 check-in vers la fin de la partie, un record pour le leader en géolocalisation. Ces enregistrements, en plus de donner un badge représentant l’une des deux équipes, donnaient droit à des promotions directement sur la boutique en ligne de la NFL. De quoi faire réagir les mordus de Football qui se sont déplacés au Cowboys Stadium de Dallas ou qui ont tout simplement écoutés la partie.

Ménage à trois avec Porsche, Foursquare et le Super Bowl

En plus de faire l’essai d’une formule «événementielle» plutôt que «géolocalisation», Foursquare s’est aventuré avec un important partenaire, le fabricant de voitures de luxe Porsche. L’offensive consistait à photographier un véhicule Porshe installé près des festivités entourant le Super Bowl, de check-in dans Foursquare et ensuite « poster » la photo sur Twitter (oui ça fait beaucoup d’étapes). Porshe allait alors sélectionner les photos représentant le mieux la festivité entourant le Super Bowl afin de mettre sur la page Facebook officielle de la compagnie.

Les chiffres sur cette offensive ne sont toujours pas sortis, mais perso, je trouve ça audacieux (voire inadéquat) d’avoir utilisé autant de plateformes (Foursquare, Twitter et Facebook) pour si peu de récompense à l’utilisateur (mise à part la publication de votre photo SI elle est sélectionnée). Qu’en pensez-vous? Est-ce que cette stratégie se retrouvera dans les best practices de la géolocalisation?

Valérie

Sport + Viral : Prix orange et prix citron

Dans le cadre de notre semaine post-Super Bowl, mon collègue Guillaume a soulevé le fait, dans son dernier billet, que le Web 2.0 avait changé l’univers de la publicité au Super Bowl.

« Je doute même de la pertinence de passer plus d’une fois le spot pendant la partie, peu importe, il sera sur Youtube et Facebook 10 minutes après la remise du trophée (s’il n’y était pas avant) et sera vu par un nombre incalculable d’internautes. »

Une question m’est alors venue à l’esprit : dans le domaine du sport, quelle marque ou quelle organisation s’est vraiment démarquée par la mise en ligne d’une vraie bonne vidéo virale, exclusive, divertissante, vue et partagée par des millions d’internaute ? Je ne vais pas me lancer dans l’élaboration d’un guide pour viraliser une vidéo, ce qui a déjà été largement fait sur le Web. J’aimerais simplement vous présenter, à la CKOI, mon prix orange et mon prix citron de ce que j’ai trouvé de mieux et de pire en ce qui concerne le viral lié au sport.

PRIX ORANGE : The PUMA Hardchorus (hiver 2010)

C’est peut-être un peu parce que la St-Valentin arrive à grands pas, mais j’ai toujours quelques frissons en visionnant cette vidéo. Pourquoi ça marche ? Premièrement, un chanson aussi mainstream, c’est toujours gagnant. Pratiquement tout le monde la connait et peu s’y retrouver. Le fait de mettre en scène des gars costauds, l’air légèrement bad ass, si je peux me permettre l’expression, crée un contraste tout simplement emballant. Dans un pays autant en amour avec le soccer, le lien est naturel. Je vous suggère de chercher d’autres vidéos de PUMA sur le Web, il s’agit d’une compagnie très innovatrice et qui, selon moi, publie toujours du matériel de grande qualité, visuellement et musicalement.

PRIX CITRON : Mike Cammalleri: Control Freak (Easton, automne 2010)

Bien que la vidéo ne soit pas si mauvaise, Easton ne semble pas avoir compris ce que doit être une vidéo virale. Selon moi, elle manque de professionnalisme. Une meilleure réalisation et un montage plus efficace aurait augmenté de la crédibilité. Il n’y a pas vraiment de scénario, et la fin laisse l’internaute quelque peu perplexe. Finalement, la plus grande lacune demeure qu’il n’y aucun WOW. Bien d’autres vidéos proposent de faux « exploits sportifs », mais au moins, l’internaute est impressionné. Ici, ce n’est que Mike Cammalleri qui déconne avec son bâton. La seule raison pourquoi je partagerais ce vidéo sur Facebook, c’est parce qu’un joueur de mon équipe favorite, les Canadiens de Montréal, y est la vedette.

Évidemment, ce sont mes choix du moment, et il y a beaucoup d’autres possibilités. Je vous invite à me faire part de vos propres prix orange et prix citron à la suite de cet article, dans la section des commentaires !

Merci !

Alix

Publicités au SuperBowl : une distraction totale

Facebook, Twitter, Infopresse, AdAge, la salle à café, la salle de classe; tout le monde parle des publicités du SuperBowl. C’est inévitable. Comme mon collègue Guillaume Martin en parlait dans son dernier billet, le web social permet de donner un (très long) second souffle aux créations. Je me souviens, en 6e année du primaire, où nous avions que la cour d’école pour crier toujours plus fort la fameuse ritournelle du WHASSUP de Budweiser.

Un article publié dans AdAge m’a conduit vers un questionnement qui sommeillait en moi depuis un bon moment. L’auteur dit : « ok, prends un recul sur le buzz et analyse un peu » :

Just step back from the buzz for a moment today and ask yourself a simple question: Lots of brands spent lots of money to tee up viewership leading up to (…) How many used that unique soapbox to give consumers any information that warranted the build-up or their attention? If your answer is that advertising on the Super Bowl isn’t supposed to sell stuff (…) — you’re allowing yourself to be distracted by creative. If your advertising isn’t supposed to sell, you’re not supposed to pay for it.

Et si tous les millions investis par Audi, Chrysler et Doritos ne seraient que la pire des absurdités stratégiques ?

C’est ce que pense fermement l’auteur de l’article cité précedemment, Jonathan Salem Baskin. Se retrouver dans tous les TOP 5 crédibles du Web est loin d’être une victoire pour la marque selon l’auteur. Tout ça n’est qu’une distraction provoquée par la créativité du message. Monsieur Baskin va jusqu’à dire que le fameux message 1984 d’Apple fut rien de moins qu’une distraction qui a empêché le consommateur d’efficacement comprendre la révolution derrière la première souris et l’interface proposé par Apple. Pour cette année, l’auteur affirme qu’il a apprécié le message de Volkswagen mettant en vedette le jeune Darth Vader, mais souligne ne pas se souvenir de la marque de voiture.

Il challenge sans cesse ses lecteurs :

The sales successes of those brilliantly creative spots from last year still linger, don’t they? Quick, name one.

La position de Baskin ressemble un peu à celle de Jack Trout : « Où est ton USP ? Qu’est-ce que t’as offert de tangible à ta cible par rapport à la différenciation de ton produit ? Un petit gars déguisé en Darth Vader, et bien c’est pourri. Tu as inutilement distrait ta cible »

La construction de la marque, elle ?

Les émotifs défenseurs du brand builiding (j’en fait semi parti) diront que la publicité d’image demeure primordiale. Qu’a-t-on offert en mêlant Eminem et Chrysler durant 2 minutes ? Une nouvelle voiture ? Pas vraiment et honnêtement, on s’en fout. On a donné des frissons sur les bras de millions d’Américains. On a donné un souffle d’espoir sur une ville outrageusement affectée par la crise économique. C’est ça aussi la publicité, je pense. Dans une marée montante de promotion et de gestion axée sur le court terme, il faut protéger la publicité d’image d’autant plus que les ondes du SuperBowl ne sont pas réservées à du 12-pouces-5-dollars.

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Même si Monsieur Baskin s’insurge dans un billet extrêmement intéressant (lisez-ça), acheter du média au SuperBowl demeurera un méga statement capitaliste qui signifie chez le CEO d’une multinationale : « J’ai réussi, je me suis payé mon 30 secondes, je peux mourir demain si ça me tente »

Je pourrais poursuivre ce billet durant quelques pages tellement cette controverse est intéressante, à vous de réagir !

Hugo

Publicité et Super Bowl

Faire une publicité au Super Bowl et dépenser des millions pour qu’elle passe en ondes. The good old way of marketing on pourrait croire. Les publicitaires qui se sentent dépassés par le web 2.0 (voir l’article de mon collègue Hugo Fournier) pourrait y voir un dernier château fort de la pub traditionnelle. Et pourtant…

En ouvrant votre compte Facebook ce matin, je suis presque certain que vous avez tous vu au moins une publication concernant des pubs du Super Bowl.

Si vous avez Twitter, c’est encore pire et sur la blogosphère les décomptes des meilleures publicités pleuvent. Oui ces publicités envahissent les médias sociaux, n’en déplaisent aux traditionnalistes. En 2011, une publicité au Super Bowl c’est autant du viral que de la télé. Je doute même de la pertinence de passer plus d’une fois le spot pendant la partie, peu importe, il sera sur Youtube et Facebook 10 minutes après la remise du trophée (s’il n’y était pas avant) et sera vu par un nombre incalculable d’internautes. Ces bijoux de publicité sont donc créés autant pour le petit écran que pour le Web, c’est un peu pour ça la publicité de 2 minutes de Chrysler.

Intemporel

On peut tous douter de la pertinence de mettre plus de budget dans la réalisation d’une publicité qu’il y a de budget pour les films québécois en général, mais il faut mettre en contexte la publicité. En ayant un rayonnment immense durant le Super Bowl et ayant des supports (Youtube et Facebook) pour perdurer dans le temps, ces publicités deviennent l’image des différentes compagnies. Ces publicités perdurent dans le temps, et les gens les regarderont encore et encore (s’ils les aiment!)

Je ne veux pas faire de décompte de publicités, j’aurai beaucoup trop l’impression de faire du copier-coller. Je vous invite donc à lire le billet de Luc Dupont à ce sujet. Super Bowl XLV : TOP 5 pubs TV

Bonne journée et bon visionnement!

Guillaume

«Checkez-vous in» dans les événements sportifs ?

Comme plusieurs spécialistes du marketing l’affirment, les applications de géolocalisation ne sont qu’à leurs débuts. Que ce soit Foursquare, Facebook Places ou encore Gowalla, nul ne connaît encore toute la puissance qu’auront ces outils dans quelques années, voir quelques mois. Pour plusieurs entreprises, cette stratégie se révèle drôlement efficace, alors que d’autres ne maîtrisent pas encore tous les rudiments d’un outil comme Foursquare.

Les équipes de la NBA se mêlent de la partie

Plusieurs organisations sportives ont déjà faits le grand saut main dans la main avec Foursquare. C’est le cas de plusieurs équipes de la NBA aux États-Unis, dont les Sacramento Kings qui utilisent Foursquare pour entretenir le contact entre les joueurs de basketball et leurs fans, tout en offrant des cadeaux aux plus impliqués. Même tactique du côté des Knicks de New-York qui offrent des chandails gratuits à quiconque effectue son check-in lors de l’achat de son billet.

CNN et la Coupe du Monde 2010

Offrir des promotions aux partisans d’une équipe sportive, c’est bien, mais Foursquare peut offrir encore mieux et le partenariat entre CNN et la Coup du monde de soccer en est un bon exemple. En effet, une toute nouvelle communauté à été créée grâce à Foursquare : qu’ils soient sur place en Afrique du Sud ou tout simplement dans leur pub favori présentant les parties, les spectateurs pouvaient checker-in dans plus de 100 endroits à travers les 32 pays participants, gagner des badges donnant droit à des reportages exclusifs de CNN sur les parties, en plus de permettre aux spectateurs de communiquer avec l’ensemble de la communauté «Super Fan».

La magie de Foursquare n’opère pas toujours

Par contre, un partenariat avec Foursquare n’est pas gage de succès, comme l’a appris le célèbre fabricant d’équipement de soccer Umbro. En effet, de son statut de commanditaire officiel de l’équipe de Manchester City FC, Umbro décida d’utiliser la nouvelle plateforme de géolocalisation lors d’un match en mai dernier afin de battre le record du plus grand nombre de check-in en un seul endroit. Avec un auditoire de 48 000 personnes, rien de plus facile ! Malheureusement, on calcula un gros… 148 check-in. Le problème? Aucune promotion n’avait été faite pour inciter les visiteurs à s’enregistrer. Des chiffres qui n’encouragent certainement pas les autres entreprises qui pensent perdre temps et argent dans ces nouvelles tactiques marketing.

Prochain grand événement sportif où Foursquare tentera de frapper fort : Le Super Bowl. Pensez-vous que ce média de géolocalisation, qui demeure assez marginal, pourra performer dans un événement grand public comme celui-ci? Et quels en seront les répercussions pour Foursquare?

Rendez-vous dans le prochain billet pour analyser les différentes stratégies utilisées. D’ici là, bonne partie !

Valérie