Adidas s’est mis « All In » dans Youtube

Ça s’est passé en fin de semaine dernière. Par le biais d’un partage sur Facebook, j’ai découvert le nouveau canal Youtube développé par Adidas. Ce dernier est vraisemblablement un outil issu de la campagne globale « All In » qui soit dit en passant, a été mise sur pied par une agence bien d’ici, Sid Lee.

All In

Après plusieurs années sous le règne du Impossible is Nothing, l’entreprise allemande laisse la place à une ligne fraîche, inspirante. La fibre fonceuse voire invincible de l’ancienne identité se renouvèle peu à peu pour nous présenter une marque certes encore dynamique, mais je dirais moins compétitive en général dans son ADN.

Peut-être qu’All In demeure simplement le nom de la plateforme et que le slogan original demeurera en place (en fait, je pense que c’est exactement ça). Toutefois, l’axe de communication beaucoup plus social, artistique et plein de coolness que prend Adidas depuis quelque temps s’avère beaucoup moins aligné sur le slogan incisif développé par TBWA. À suivre pour la suite!

C’est vers là que les grandes marques s’en vont

De retour à nos moutons, je voulais vous entretenir sur le canal Youtube, outil prépondérant de la campagne. Participatif et probablement inspiré du stunt 2.0 du correcteur Tipp-Ex, Adidas nous demande par le biais de son canal d’inscrire le sujet de la vidéo que nous voulons visionner. De ce fait, plusieurs sujets tels que ball, skateboard, pain, rap, team, fan et j’en passe représentent des options à inscrire dans le champ situé sous la visionneuse.

Créer des environnements expérientiels et impliquer l’utilisateur ; les marques aux grosses enveloppes budgétaires n’ont comme pas le choix de s’en aller vers ces options. Je pense que c’est un peu le « prix à payer » de leur statut de leader du marché. En ce sens où leader du marché signifierait également leader dans les innovations du point de vue communicationnel. Ce qui contribue, par ricochet, à maintenir et améliorer l’attitude envers la marque.

En plus d’Adidas, Perrier nous a séduit l’été dernier avec l’expérience du Perrier Mansion, un site Web expérientiel et participatif.

Et vous, croyez-vous qu’il en vaut encore la chandelle de dépenser autant d’argent dans des plateformes expérientielles ?

Mauvaise blague de la semaine (en bas à gauche)

Blague à saveur concurrentielle (indice : en bas à gauche)

Hugo

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Étirer une sauce ou la renouveler ?

Lorsque le Canadien gagne quelques parties, il est coutume d’entendre Jacques Martin parler de son alignement ainsi : « On ne change pas une formule gagnante ! » Est-ce que l’on peut étendre ce concept au monde des médias sociaux? C’est ce qu’a fait la LNH pour les séries éliminatoires 2011 en reprenant l’excellent concept de « History will be made ».

Une offensive parfaite en 2010

En 2010, la LNH avait décidé de lancer une série de vidéos qui étaient vite devenues virales. Le concept de 2010 tournait essentiellement sur les joueurs.


L’offensive lancée un peu avant les séries (il y a un an environ) était surtout axée sur des moments historiques comme ce dernier. Mais rapidement la ligue a compris le potentiel du concept et a fait de nouvelles publicités en lien avec les séries du moment, stratégie judicieuse qui leur a permis de maintenir un momentum jusqu’à la fin des séries.

Quand le consommateur s’approprie un concept

La LNH a probablement atteint le summum de ce qu’on espérer avec une stratégie virale, les fans ont repris le concept à toutes les sauces. Certaines de ces vidéos ont même récolté plus de visionnement que les originaux!


La grande puissance de ce concept est qu’il peut s’est étirer tout au long des séries avec une grande variété de vidéos. Au total, on peut compter plus de deux millions de visionnement pour les différentes vidéos officielles de la ligue, un score plus qu’intéressant.

Ramener le concept pour 2011

La LNH a donc décidé de récidiver cette année et de ramener le concept. Du réchauffé selon certains, mais on ne peut pas reprocher à quelqu’un de réessayer ce qui a été tant profitable. Il faut tout de même souligner que la LNH misera cette fois-ci sur des situations qui sortent du contexte de la patinoire et de l’exploit individuel.


Alors, est-ce que la sauce va reprendre cette année?

Guillaume

Viral : Mettre vos vidéos entre les bonnes mains

On ne se cachera pas, faire du marketing sur Internet et les réseaux sociaux n’est plus un phénomène nouveau. Les Nike, Adidas et Puma de ce monde sont devenus des grands diffuseurs de contenu sur le Web, dont beaucoup de vidéo. Mais comme il en a été question souvent dans ce blogue, rendre une campagne vidéo virale sur les médias sociaux n’est pas chose facile. Surtout pour une entreprise qui n’a pas la notoriété ni la crédibilité du trio nommé précédemment. Dans sa forme la plus simplifiée, il s’agit de mettre le contenu vidéo entre les mains des bonnes personnes.


Voici donc une petite synthèse des publics à viser en priorité.

  • Les leaders d’opinion

On retrouve principalement dans cette catégorie des blogueurs ou « twitteux » influents, souvent très populaires et considérés comme des références dans leur domaine. D’ailleurs, ils sont souvent payé pour publier leur contenu. On peux penser, dans le contexte qui nous intéresse, à Dominique Arpin, le patrouilleur du Net. D’autres exemples de leaders d’opinions (à mon avis) au Québec : Patrick Lagacé, Luc Dupont, Bruno Guglielminetti, etc.

  • Les fans

Les fans de votre marque sont intéressés par tout ce que vous publier comme contenu. N’hésitez pas à les nourrir souvent et généreusement. Non seulement il ne s’en lasseront pas, ils partageront potentiellement ce contenu à leurs propres amis, qui, logiquement, seront aussi peut-être interpellés. Vous pouvez aussi viser les fans de vidéo en ligne en général. Peu importe le contenu, si c’est innovateur, exclusif et surtout, divertissant, il y a de bonnes chances qu’ils soient emballés par celui-ci.

  • Les acheteurs

Si votre campagne vidéo a pour objectif de stimuler les ventes, vous devriez déployer vos efforts vers les acheteurs. Ils multiplient les expériences d’achat en ligne et aiment discuter de celles-ci. Vous les trouverez souvent sur des pages Facebook de compagnie, à donner leur opinion sur le produit, la livraison, et l’expérience de magasinage en tant que telle. Si vous parvenez à satisfaire les acheteurs, que ce soit avec votre vidéo ou votre service à la clientèle en général, ils seront non seulement plus enclins à apprécier votre marque, mais ils pourraient en devenir des ambassadeurs. Les acheteurs aiment par dessus tout être biens servis, écoutés, et par dessous tout, faire de bonnes affaires.

  • Les engagés

Si votre vidéo traite d’une certaine cause sociale ou joue sur une corde sensible, vous aurez avantage à viser ce genre d’internautes. Ils utilisent le Web comme tribune afin de faire valoir leurs valeurs et leurs positions sur des sujets controversés. Vous pouvez compter sur eux pour que l’on parle de votre vidéo, en bien ou en mal.

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Il n’y a cependant pas de recette magique afin de rendre un vidéo populaire sur le Web. Si tout le monde savaient comment, devenir viral ne serait plus un exploit pour une marque… À votre avis, quel est le plus grand facteur qui influence la portée virale d’une vidéo sur le Web ?

Ne manquez pas mon billet de la semaine prochaine, qui portera sur le Red Bull Crashed Ice de Québec, qui s’en vient dangereusement vite !

Sur ce, bonne semaine.

Alix.

Qui des quatre géants est le meilleur sur les médias sociaux?

Quel est le sport le plus populaire aux États-Unis, le baseball ou le football? Le débat fait rage, l’un attire des milliers de spectateurs sur une saison beaucoup trop longue de 160 et quelques matchs et l’autre met en scène le plus important événement sportif de l’année, le Super Bowl.

Les médias sociaux ont tranché et c’est… le basketball. Oui, ce sport que certains ont rétrogradé au même niveau, voire en bas du hockey dans l’échiquier du sport aux États-Unis, est numéro un dans le coeur des adeptes du 2.0 et de loin.

Alors que la NFL cumule 2 617 402 fans sur Facebook et 1 959 138 sur Twitter et que la MLB a un maigre 278 617 fans sur Facebook et 1 110 979 sur Twitter, la NBA possède un total impressionnant de 7 558 042 fans sur Facebook et 2 330 388 fans sur Twitter. Notons quand même la performance décente de la LNH avec 1 373 199 fans sur Facebook et 525 459 fans sur Twitter.

Oui, c’était beaucoup de chiffres. Tout cela pour vous illustrer l’impressionnante avance de la NBA dans les médias sociaux. Comment la ligue en est arrivée là? À vrai dire, en épluchant les différents comptes Facebook et Twitter, on se rend compte que vraiment peu de choses distingue les ligues. Les 4 ligues Tweetent constamment, même si la NFL et la MLB sont en congé, on répond aux gens et on est proactif. C’est surtout au niveau du compte Facebook où je peux entrevoir une réelle différence dans l’approche de la NBA. Les vidéos.

La clé du succès

On y présente souvent, très souvent des vidéos. J’avais déjà mentionné dans un précédent billet que le contenu interactif était un gros plus pour une page Facebook, spécialement dans le monde du sport. C’est sans doute ce que la NBA avait déjà compris. On doit aussi mentionner que la NBA a misé fortement sur son channel Youtube qui compte maintenant près de 300 000 abonnés. Un choix stratégique que les autres grandes ligues n’ont pas fait, seule la LNH  à un véritable channel qui compte environ 75 000 abonnés. Le channel Youtube de la NBA leur permet de partager beaucoup plus facilement du contenu à leurs fans, youtube permettant une viralisation beaucoup plus facile que des vidéos logés sur les sites des ligues.

En résumé, utilisez le vidéo au maximum si vous voulez connaître du succès dans la vague du 2.0. C’est le bonbon extrême qui satisfait le fan.

Guillaume

Digital native + golfeur = Rickie Fowler

Connaissez-vous Rickie Fowler ?

Si non, je vous invite fortement à lire ce billet pour découvrir le jeune personnage. Si oui, je vous dirais tout de même de poursuivre la lecture!

Phil Mickelson VS Shaun White

Le golf c’est vieux, c’est snob, c’est grincheux et toute l’étiquette qui vient avec le sport demeure extrêmement rigide (pardonnez mon brand maping arbitraire). Bref, il s’agit sans doute du sport le moins susceptible de séduire la relève. Ce n’est pas vendeur, le golf, que voulez-vous faire.

Rickie Fowler incarne la disruption en personne

Jeune golfeur professionnel et adepte (presque professionnel) de la motocross, Rickie Fowler est polyvalent et déborde d’énergie fraîche. Ce dernier pourrait non seulement modifier à lui seul l’image du golf, mais surtout, il représente l’incarnation même de la prochaine lignée de digital superstar issue de l’industrie sportive.

Digital Superstar ?

Elles sont jeunes et fraîches, on peut les suivre en direct via Twitter lorsqu’elles magasinent, elle publient régulièrement du contenu sur Facebook et Youtube, il s’agit de la Digital Superstar. Ici, Rickie nous parle de son goûter fait maison. Pourquoi pas un petit tweet en pleine finale des Masters ?

Vous (si vous êtes âgés entre 0 et 27 disons), Rickie Fowler et moi avons grandi aux côtés du premier Mac, du premier modem et plus récemment, de la percée fulgurante de Youtube et Facebook. C’est facile pour nous de résoudre l’équation Sportif + célèbre= médias sociaux. Toutefois, dans 5 ans, je parie que nous allons avoir du mal à suivre la prochaine superstar du hockey parce qu’elle utilisera des nouvelles technologies (par exemple, de géolocalisation) avec lesquelles nous ne serons pas à l’aise.

En me risquant quelque peu, j’affirme que si vous ne possédez pas de téléphone intelligent dans la prochaine année, vous pourriez perdre rapidement le fil !

Tant qu’à y être, commencez-vous déjà à perdre de vue les toutes nouvelles technologies ?

Hugo

Sport + Viral : Prix orange et prix citron

Dans le cadre de notre semaine post-Super Bowl, mon collègue Guillaume a soulevé le fait, dans son dernier billet, que le Web 2.0 avait changé l’univers de la publicité au Super Bowl.

« Je doute même de la pertinence de passer plus d’une fois le spot pendant la partie, peu importe, il sera sur Youtube et Facebook 10 minutes après la remise du trophée (s’il n’y était pas avant) et sera vu par un nombre incalculable d’internautes. »

Une question m’est alors venue à l’esprit : dans le domaine du sport, quelle marque ou quelle organisation s’est vraiment démarquée par la mise en ligne d’une vraie bonne vidéo virale, exclusive, divertissante, vue et partagée par des millions d’internaute ? Je ne vais pas me lancer dans l’élaboration d’un guide pour viraliser une vidéo, ce qui a déjà été largement fait sur le Web. J’aimerais simplement vous présenter, à la CKOI, mon prix orange et mon prix citron de ce que j’ai trouvé de mieux et de pire en ce qui concerne le viral lié au sport.

PRIX ORANGE : The PUMA Hardchorus (hiver 2010)

C’est peut-être un peu parce que la St-Valentin arrive à grands pas, mais j’ai toujours quelques frissons en visionnant cette vidéo. Pourquoi ça marche ? Premièrement, un chanson aussi mainstream, c’est toujours gagnant. Pratiquement tout le monde la connait et peu s’y retrouver. Le fait de mettre en scène des gars costauds, l’air légèrement bad ass, si je peux me permettre l’expression, crée un contraste tout simplement emballant. Dans un pays autant en amour avec le soccer, le lien est naturel. Je vous suggère de chercher d’autres vidéos de PUMA sur le Web, il s’agit d’une compagnie très innovatrice et qui, selon moi, publie toujours du matériel de grande qualité, visuellement et musicalement.

PRIX CITRON : Mike Cammalleri: Control Freak (Easton, automne 2010)

Bien que la vidéo ne soit pas si mauvaise, Easton ne semble pas avoir compris ce que doit être une vidéo virale. Selon moi, elle manque de professionnalisme. Une meilleure réalisation et un montage plus efficace aurait augmenté de la crédibilité. Il n’y a pas vraiment de scénario, et la fin laisse l’internaute quelque peu perplexe. Finalement, la plus grande lacune demeure qu’il n’y aucun WOW. Bien d’autres vidéos proposent de faux « exploits sportifs », mais au moins, l’internaute est impressionné. Ici, ce n’est que Mike Cammalleri qui déconne avec son bâton. La seule raison pourquoi je partagerais ce vidéo sur Facebook, c’est parce qu’un joueur de mon équipe favorite, les Canadiens de Montréal, y est la vedette.

Évidemment, ce sont mes choix du moment, et il y a beaucoup d’autres possibilités. Je vous invite à me faire part de vos propres prix orange et prix citron à la suite de cet article, dans la section des commentaires !

Merci !

Alix