Étirer une sauce ou la renouveler ?

Lorsque le Canadien gagne quelques parties, il est coutume d’entendre Jacques Martin parler de son alignement ainsi : « On ne change pas une formule gagnante ! » Est-ce que l’on peut étendre ce concept au monde des médias sociaux? C’est ce qu’a fait la LNH pour les séries éliminatoires 2011 en reprenant l’excellent concept de « History will be made ».

Une offensive parfaite en 2010

En 2010, la LNH avait décidé de lancer une série de vidéos qui étaient vite devenues virales. Le concept de 2010 tournait essentiellement sur les joueurs.


L’offensive lancée un peu avant les séries (il y a un an environ) était surtout axée sur des moments historiques comme ce dernier. Mais rapidement la ligue a compris le potentiel du concept et a fait de nouvelles publicités en lien avec les séries du moment, stratégie judicieuse qui leur a permis de maintenir un momentum jusqu’à la fin des séries.

Quand le consommateur s’approprie un concept

La LNH a probablement atteint le summum de ce qu’on espérer avec une stratégie virale, les fans ont repris le concept à toutes les sauces. Certaines de ces vidéos ont même récolté plus de visionnement que les originaux!


La grande puissance de ce concept est qu’il peut s’est étirer tout au long des séries avec une grande variété de vidéos. Au total, on peut compter plus de deux millions de visionnement pour les différentes vidéos officielles de la ligue, un score plus qu’intéressant.

Ramener le concept pour 2011

La LNH a donc décidé de récidiver cette année et de ramener le concept. Du réchauffé selon certains, mais on ne peut pas reprocher à quelqu’un de réessayer ce qui a été tant profitable. Il faut tout de même souligner que la LNH misera cette fois-ci sur des situations qui sortent du contexte de la patinoire et de l’exploit individuel.


Alors, est-ce que la sauce va reprendre cette année?

Guillaume

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Qui des quatre géants est le meilleur sur les médias sociaux?

Quel est le sport le plus populaire aux États-Unis, le baseball ou le football? Le débat fait rage, l’un attire des milliers de spectateurs sur une saison beaucoup trop longue de 160 et quelques matchs et l’autre met en scène le plus important événement sportif de l’année, le Super Bowl.

Les médias sociaux ont tranché et c’est… le basketball. Oui, ce sport que certains ont rétrogradé au même niveau, voire en bas du hockey dans l’échiquier du sport aux États-Unis, est numéro un dans le coeur des adeptes du 2.0 et de loin.

Alors que la NFL cumule 2 617 402 fans sur Facebook et 1 959 138 sur Twitter et que la MLB a un maigre 278 617 fans sur Facebook et 1 110 979 sur Twitter, la NBA possède un total impressionnant de 7 558 042 fans sur Facebook et 2 330 388 fans sur Twitter. Notons quand même la performance décente de la LNH avec 1 373 199 fans sur Facebook et 525 459 fans sur Twitter.

Oui, c’était beaucoup de chiffres. Tout cela pour vous illustrer l’impressionnante avance de la NBA dans les médias sociaux. Comment la ligue en est arrivée là? À vrai dire, en épluchant les différents comptes Facebook et Twitter, on se rend compte que vraiment peu de choses distingue les ligues. Les 4 ligues Tweetent constamment, même si la NFL et la MLB sont en congé, on répond aux gens et on est proactif. C’est surtout au niveau du compte Facebook où je peux entrevoir une réelle différence dans l’approche de la NBA. Les vidéos.

La clé du succès

On y présente souvent, très souvent des vidéos. J’avais déjà mentionné dans un précédent billet que le contenu interactif était un gros plus pour une page Facebook, spécialement dans le monde du sport. C’est sans doute ce que la NBA avait déjà compris. On doit aussi mentionner que la NBA a misé fortement sur son channel Youtube qui compte maintenant près de 300 000 abonnés. Un choix stratégique que les autres grandes ligues n’ont pas fait, seule la LNH  à un véritable channel qui compte environ 75 000 abonnés. Le channel Youtube de la NBA leur permet de partager beaucoup plus facilement du contenu à leurs fans, youtube permettant une viralisation beaucoup plus facile que des vidéos logés sur les sites des ligues.

En résumé, utilisez le vidéo au maximum si vous voulez connaître du succès dans la vague du 2.0. C’est le bonbon extrême qui satisfait le fan.

Guillaume

Le Mission Control: la parole aux fans

Les médias sociaux démocratisent la circulation de l’information, c’est maintenant un fait quasi-irréfutable. On peut facilement réponde aux communications des marques, interagir avec eux et même commencer des conversations avec celles-ci.

Peut-on aller plus loin dans cette optique? C’est ce que les Devils du New Jersey ont cru en lançant le 16 février dernier la Mission Control (voir l’article du lancement). Le Mission Control c’est un endroit exclusivement dédié aux médias sociaux, 9 ordinateurs, 2 télévisions écrans plats et 10 iPads pour suivre le plus efficacement possible ce qui ce passe sur les médias sociaux.

C’est bien beau tout ça, mais il y a plus. Au lieu de se dénicher un spécialiste des médias sociaux par les méthodes de recrutement conventionnel, les Devils ont demandé à 25 de leur plus grand fans déjà actifs sur les médias sociaux de joindre l’équipe. On l’appelle la Devils Army. Ils sont spécialement actif sur twitter @DevilsGenerals, mais aussi sur Facebook. Comme on peut le voir dans le vidéo qui suit, il semble également gérer les comptes officiels de l’équipe comme le twitter @NHLDevils.

Ce qui est particulièrement intéressant c’est l’utilisation des fans dans le processus. Les fans sont très engagés dans la marque et sont directement en mesure de comprendre ce que le fan veut savoir. On peut également voir qu’ils sont très actifs et pertinent dans leurs tweets. Nouvelle façon de faire qui me semble rafraichissante et efficace, surtout pour maximiser l’engagement du fan qui, comme nous l’a expliqué Hugo, peut être très payant.

Voilà une idée très intéressante, est-ce que nos glorieux suiveront le pas?

Guillaume

Twitter : L’heure de gloire des « hockey insiders »

Bien que je possède un compte Twitter,  je publie que très rarement du contenu. Une seule raison me pousse à me rendre sur le populaire site, et c’est le sujet même de mon article d’aujourd’hui.

Mes amis (et particulièrement les autres collaborateurs à ce blogue) pourront vous affirmer que je suis un grand amateur de hockey, et particulièrement des actualités et des statistiques reliées au sport. J’aime être au courant des rumeurs d’échange, des plus récentes blessures, et aussi lire des analyses crédibles et pertinentes sur le monde du hockey en général. Sur Twitter, des experts publient des tweets qui correspondent exactement à ce que je recherche.

Voici donc mon top 3 personnel en matière de hockey insiders sur Twitter, et les raisons pourquoi ils y figurent.

3. Allan Walsh, agent de joueur (@walsha)

Allan Walsh est un agent reconnu pour son franc parler et sa personnalité très agressive en affaires. Il est l’agent de joueurs vedettes, comme par exemple Jaroslav Halak, David Perron et Martin Havlat. Walsh publie plusieurs fois par jour, et nous avons à l’occasion le droit à des commentaires assez croustillants (et controversés). Il a notamment déjà défendu publiquement deux clients, Halak et Havlat, en affirmant qu’ils n’obtenaient pas assez de temps de glace. Outre les promotions parfois un peu inutile de ses clients, les tweets d’Allan Walsh donnent une vue d’ensemble du quotidien d’un agent de joueur de la LNH, ce qui peut être très intéressant pour un amateur de hockey. Des photos agrémentent aussi souvent le tout…

2. Dave Stubbs, journaliste sportif vétéran pour The Montreal Gazette (@habsinsideout1)

Pour tout fan des Canadiens de Montréal sur Twitter, Dave Subbs est certainement un must. Attitré à la converture des Habs depuis plusieurs années, il donne en temps réel des informations lors des parties en plus de ses analyses quotidiennes, qui se retrouvent en détails sur son blogue. Par exemple, voici ses nouvelles tout de suite après la partie d’hier soir, face aux Sabres de Buffalo :

1. Darren Dreger, analyste à TSN, l’ultime hockey insider (@DarrenDrager)

Darren Dreger est LA personne à suivre lorsqu’on s’intéresse de près aux coulisses du hockey professionnel, à mon avis. Pour quiconque s’intéresse à des évènements comme la date limite des échanges en mars ou le repêchage amateur annuel, il est au cœur de l’action et est souvent le premier informé grâce à ses relations avec les équipes et la ligue. Il est souvent au courant des échanges de joueurs avant même que ceux-ci soient officiellement annoncés. Je lègue finalement une mention spéciale à son collègue de TSN, Bob McKenzie, qui est tout aussi compétent. Cependant, je trouve que ses tweets sont parfois un peu trop personnels et moins pertinents pour monsieur et madame tout le monde.

Ces comptes Twitter ont au moins deux points en commun qui les rendent intéressants et crédibles. Chaque personne utilisant Twitter à des fins professionnelles devrait s’inspirer de cela.

1. Contenu unique, pertinent, exclusif

Ces experts sont efficaces sur Twitter parce qu’ils possèdent une expertise particulière et des connections dans le milieu leur permettant d’accéder facilement aux joueurs, aux entraîneurs et aux gestionnaires. Cela fait que le contenu qu’ils publient a une valeur particulière; ils deviennent une ressource pour un internaute en recherche d’informations. Cela ne sert à rien de publier si cela n’apporte pas quelque chose d’exclusif aux « suiveurs ».

2. Publications fréquentes (plusieurs fois par jour)

C’est ainsi qu’une habitude se créera et que le compte deviendra une source fiable et crédible. Sans fréquence, on passe à côté de l’avantage et de la fonction principale de Twitter…

Bonne semaine !

Alix