En première position… Le Rouge et Or de l’Université Laval!

C’est connu, il n’y a que très peu d’équipes professionnelles au Québec, à l’exception bien entendu de quelques clubs comme les Alouettes, l’Impact et le Canadien de Montréal (pas pire pour une fille 😉 ). Cette situation, déplorée par plusieurs, apporte néanmoins un élément positif : l’attrait grandissant pour le sport universitaire.

De toute évidence, les universités misent sur leurs clubs sportifs afin d’attirer de nouveaux étudiants mais également pour créer et entretenir un sentiment d’appartenance envers l’établissement.  Et évidemment, cette relation peut être entretenue via les nombreux médias sociaux, et plus particulièrement par le plus populaire d’entre eux, soit Facebook.

Les favoris du 2.0

Certaines universités tentent définitivement de s’implanter comme les leaders du 2.0. C’est entre autres le cas du Rouge et Or de l’Université Laval : plus de 5 800 fans sur Facebook, une web télé exclusivement destinée à promouvoir leurs athlètes étudiants, un service mobile qui permet de recevoir les pointages des différents matchs en direct, et sans oublier une toute nouvelle application iPhone! Pas étonnant que, matchs après matchs, plus de 12 000 spectateurs fidèles se présentent pour les parties de football.

Quelques pas derrières

Le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke tente lui aussi de s’implanter dans l’univers du web. Avec un Facebook très bien entretenu, un canal Vert et Or Télé sur Youtube ainsi qu’une éventuelle présence sur le mobile (scoop entendu entre les branches – ou encore lu sur une publication Facebook de page de fan Vert et Or), l’UdeS  essaie lui aussi de faire sa place dans le 2.0. Même son de cloche pour les Carabins de l’Université de Montréal qui font également bonne figure dans le monde «des Internets» avec une bonne présence Facebook ainsi qu’un canal Youtube montrant, par exemple, les joueurs de football en entraînement.

Quelques mètres derrières

Plusieurs équipes universitaires du Québec ont définitivement envahit notre quotidien grâce à différents outils web.  Ce n’est cependant pas le cas pour d’autres, comme les Patriotes de l’UQTR qui ont opté pour une page Ami plutôt qu’une page Fan, ce qui n’aide en rien à rattraper leur retard. Il y a également les Citadins de l’UQAM et les Redmen de McGill qui n’offrent qu’une présence minimale sur les réseaux sociaux, avec bien souvent des efforts diffus.

Quelques dizaines de kilomètres derrières

Et finalement, du point de vue Web participatif et création de communauté, je n’ai rien à dire pour le cas des Stingers de Concordia et des Gaiters de Bishops qui n’ont, tout simplement, aucune présence sur les médias sociaux.

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas perdre de vue que les équipes sportives universitaires représentent avant tout des institutions réputées et respectées. Chaque communication faite sur le web 2.0 doit donc être formulée avec professionnalisme et respect envers les autres institutions. Bref, il serait judicieux d’embaucher un gestionnaire de communauté pas trop fanatique de l’équipe pour laquelle il travaille ! 😉

Et vous, suivez-vous une équipe universitaire sur Facebook? Leur présence est-elle à la hauteur de vos attentes?

 

Valérie

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Tailgate, ambiance et engagement lucratif du fan

D’emblée je vous mets en garde, les tailgates et autres événements d’avant-match ne sont pas organisés par hasard simplement pour procurer du gros fun chez les spectateurs. C’est avant tout un département de marketing tout entier (dépendament de l’ampleur de l’organisation) qui s’est probablement penché sur la question de faire ou de ne pas faire ce genre d’événement.

Des événements stratégiques

Si comme moi vous avez assisté à un avant-match du Vert et Or l’automne passé, vous avez rapidement constaté que ce n’est pas un endroit pour entamer la lecture d’un article scientifique. Ambiance survoltée, animation, bière en abondance, musique dans le préla et jeux loufoques commandités très souvent par le fournisseur de bière, tous les ingrédients convergent vers un objectif principal : augmenter l’engagement des fans du Vert et Or envers l’équipe universitaire de football.

Pourquoi l’engagement du fan ?

Un mot : commanditaire. En effet, un fan engagé à 100 % qui s’identifie émotionnellement à son équipe sportive sera davantage enclin à reconnaître les commanditaires. Non seulement il les reconnaîtra, mais il aura une attitude favorable envers Budweiser, Fedex ou encore Land Rover. Plus surprenant encore, une étude a démontré que le fan hautement engagé présentera plus d’intentions d’achat et de satisfaction envers le ou les commanditaires.

Les médias sociaux stimulent l’engagement du fan

Certes il y a les événements offline comme les tailgates et les épreuves de mi-temps, mais de plus en plus d’entreprises-commanditaires stimulent les fans par l’entremise de nouveaux outils. Pas plus tard que cet été, pour le Mondial de soccer, l’offensive de Budweiser « Show your True Colors » a eu l’effet d’une bombe sur Facebook.

D’autre part, encore dans le cadre du Mondial, un film publicitaire de Nike avait littérallement envahi le fil des nouvelles de mon Twitter et de mon Facebook. Le partage effarant de Write the Future démontre l’endossement des utilisateurs ce qui a sans doute provoqué le bonheur des gestionnaires de Nike. Soit dit en passant, cette offensive de Nike a fait office d’ambush dans la mesure où Adidas est le commanditaire principal d’équipement du Mondial.

En deux mots

Si vous êtes responsable du marketing ou des communications pour une équipe sportive, il faut absolument faire des efforts pour stimuler l’identification, l’engagement et le sentiment d’appartenance de vos cibles (ou de vos fans !).

Sources :

A Model of Fan Identification Antecedents and Sponsorship Outcome, JOURNAL OF SERVICES MARKETING, VOL 17, NO 3 2003.

Max Trudel pour son portrait Budweiser

Hugo