Viral : Mettre vos vidéos entre les bonnes mains

On ne se cachera pas, faire du marketing sur Internet et les réseaux sociaux n’est plus un phénomène nouveau. Les Nike, Adidas et Puma de ce monde sont devenus des grands diffuseurs de contenu sur le Web, dont beaucoup de vidéo. Mais comme il en a été question souvent dans ce blogue, rendre une campagne vidéo virale sur les médias sociaux n’est pas chose facile. Surtout pour une entreprise qui n’a pas la notoriété ni la crédibilité du trio nommé précédemment. Dans sa forme la plus simplifiée, il s’agit de mettre le contenu vidéo entre les mains des bonnes personnes.


Voici donc une petite synthèse des publics à viser en priorité.

  • Les leaders d’opinion

On retrouve principalement dans cette catégorie des blogueurs ou « twitteux » influents, souvent très populaires et considérés comme des références dans leur domaine. D’ailleurs, ils sont souvent payé pour publier leur contenu. On peux penser, dans le contexte qui nous intéresse, à Dominique Arpin, le patrouilleur du Net. D’autres exemples de leaders d’opinions (à mon avis) au Québec : Patrick Lagacé, Luc Dupont, Bruno Guglielminetti, etc.

  • Les fans

Les fans de votre marque sont intéressés par tout ce que vous publier comme contenu. N’hésitez pas à les nourrir souvent et généreusement. Non seulement il ne s’en lasseront pas, ils partageront potentiellement ce contenu à leurs propres amis, qui, logiquement, seront aussi peut-être interpellés. Vous pouvez aussi viser les fans de vidéo en ligne en général. Peu importe le contenu, si c’est innovateur, exclusif et surtout, divertissant, il y a de bonnes chances qu’ils soient emballés par celui-ci.

  • Les acheteurs

Si votre campagne vidéo a pour objectif de stimuler les ventes, vous devriez déployer vos efforts vers les acheteurs. Ils multiplient les expériences d’achat en ligne et aiment discuter de celles-ci. Vous les trouverez souvent sur des pages Facebook de compagnie, à donner leur opinion sur le produit, la livraison, et l’expérience de magasinage en tant que telle. Si vous parvenez à satisfaire les acheteurs, que ce soit avec votre vidéo ou votre service à la clientèle en général, ils seront non seulement plus enclins à apprécier votre marque, mais ils pourraient en devenir des ambassadeurs. Les acheteurs aiment par dessus tout être biens servis, écoutés, et par dessous tout, faire de bonnes affaires.

  • Les engagés

Si votre vidéo traite d’une certaine cause sociale ou joue sur une corde sensible, vous aurez avantage à viser ce genre d’internautes. Ils utilisent le Web comme tribune afin de faire valoir leurs valeurs et leurs positions sur des sujets controversés. Vous pouvez compter sur eux pour que l’on parle de votre vidéo, en bien ou en mal.

**

Il n’y a cependant pas de recette magique afin de rendre un vidéo populaire sur le Web. Si tout le monde savaient comment, devenir viral ne serait plus un exploit pour une marque… À votre avis, quel est le plus grand facteur qui influence la portée virale d’une vidéo sur le Web ?

Ne manquez pas mon billet de la semaine prochaine, qui portera sur le Red Bull Crashed Ice de Québec, qui s’en vient dangereusement vite !

Sur ce, bonne semaine.

Alix.

Publicités

Mécontentement « Massif » sur Facebook

Par un dimanche lourdement enneigé, je me suis rendu au Massif dans Charlevoix pour y pratiquer un des plus beaux sports au monde, le ski alpin. Une fois sur place aux alentours de 9h00, ma copine et moi remarquons un attroupement au sommet (au Massif, les skieurs arrivent par le sommet). En effet, les instances de la montagne empêchaient les gens de descendre parce que les remontées mécaniques n’étaient tout simplement pas prêtes. Bref, on pouvait sentir une forte odeur de désorganisation.

Le présent billet ne vise pas à critiquer le style de gestion des opérations préconisé par l’entreprise mais plutôt à analyser la gestion du déferlement de plaintes et de commentaires négatifs qui ont suivi sur la Fan Page du centre de ski légendaire.

Un (ou une) gestionnaire de communauté débordé

Au total, c’est environ 120 commentaires qui ont été publiés dimanche sur la page de l’entreprise récréo-touristique. Malheureusement, bien qu’au préalable répondues par le gestionnaire de communauté, quelques publications de clients mécontents ont été littéralement supprimées de la page. Cette pratique demeure à proscrire quelle que soit l’ampleur de la crise. En effet, le fait de supprimer les paroles d’un client (bien qu’il soit mécontent) revient à bafouer la visée « sociale » des médias sociaux et son attout inhérent de communication bidirectionnelle symétrique. De plus, de telles pratiques peuvent provoquer un dérapage du côté des publics en place donc chez les clients frustrés qui ont été censurés et leurs nombreux alliés qui vont se faire un plaisir de mettre les mains à la pâte. J’ai donc l’impression qu’une fois « répondues », le gestionnaire de communauté a cru bon supprimer la publication pour limiter la pollution du mur.

Lors de la gestion de cette crise, une deuxième pratique s’est aussi avérée douteuse. Pour plusieurs commentaires négatifs reçus, le Massif commentait sous la publication d’un message copié/collé et uniforme (cette tactique a surtout été utilisée sur les commentaires négatifs à ce jour supprimés)  :

Nous avons bien pris en compte vos commentaires. Afin qu’une réponse vous soit apportée et qu’un suivi soit effectué, merci d’acheminer votre demande directement à notre service à la clientèle au sac@lemassif.com.

Encore une fois, on passe à côté du coeur soit un média qui permet une communication personnalisée. Le mieux aurait été qu’un patron s’assoit avec le gestionnaire pour ainsi formuler ensemble des réponses pour chacun des commentaires négatifs. Oui celà représente un dur et fastidieux travail, mais il s’agit un peu du contrat implicite qu’une entreprise signe en perçant l’univers des médias sociaux.

Pour l’avenir : blogue et mobile

Au Québec, comme sans doute ailleurs au Canada, nous sommes complètement friands de météo. Vous avez vous aussi abordé un collègue de travail par la fameuse technique du « Ouin, ça fait pas mal de neige ça« . Ceci dit, bien que le core business du Massif ne soit pas de livrer des bulletins de météo, la pluie et le beau temps demeurent les meilleurs alliés ou les pires ennemis de l’entreprise. C’est pour cette raison qu’il pourrait être envisageable de mettre sur pied une application de type mini-blogue qui se concentrerait uniquement sur les aspects de météo à la montagne, de conditions sur les routes et de conditions de ski le tout, en temps réel. De courts billets pourraient ainsi être émis de façon à informer les skieurs potentiels sur ces facettes déterminantes.

Évidemment, cette application hébergée sur le site Web serait déclinée en une version mobile permettant ainsi l’envoi d’alertes et de notifications sur les téléphones intelligents de la clientèle abonnée.

Une opportunité

Une crise laisse dans tous les cas une opportunité de communication pour la marque ou l’entreprise. C’est donc le moment, pour le Massif, d’ériger un outil ou une application démontrant ainsi que l’opportunité a été saisie.

Mise à part les lacunes énoncées plus tôt, la direction des communications du Massif a fait preuve d’une belle pro-activité. Ils ne se sont pas cachés et ont affronté la tempête en face. De plus, en tant que skieur émotif, cette crise n’a pas atténué ma perception du Massif. Cette station offre une expérience de ski spéciale qui doit être vécue une fois par hiver (ou plus)!

Et vous, que feriez-vous devant une foulée de clients mécontents qui envahissent votre mur de Fan Page d’entreprise ?

Hugo

Les médias sociaux sont-ils les amis des athlètes?

On aime bien suivre les nos athlètes favoris par le biais des Twitter et Facebook de ce monde. On entre ainsi pratiquement dans le quotidien de ces gens exceptionnels. Toutefois, est-ce que c’est vraiment bon pour eux?

Dans certains moments je crois que ça peut déraper. Je parle ici de la mini-controverse qui a suivi la médaille d’or historique d’Alex Harvey et de Devon Kershaw en sprint par équipe au championnat du monde de ski de fond à Oslo. À la suite de cette victoire, Harvey a décidé d’abandonner le relais 4 fois 10 kilomètres pour se concentrer sur l’épreuve du 50 kilomètres.

On peut voir ici rien d’anormal, mais un des membres de l’équipe canadienne du relais a trouvé la décision d’Harvey plutôt décevante. Igor Babikov a alors déclaré sur son compte Twitter :

«Il y en a un d’entre nous qui commet la plus grande erreur de sa vie… et j’ai perdu tout respect pour cette personne...» – Igor Babikov (Cliquez ici pour l’article complet)

Babikov était bien sûr amer de la décision d’Harvey, cette épreuve représentait peut-être la dernière chance de médailles de sa carrière, lui qui est âgé de 30 ans.

Bien que ce tweet ait été retiré peu de temps après, certains médias s’étaient déjà emparé de l’affaire et les demandes d’entrevues se sont multipliées pour les membres de l’équipe canadienne. La réaction de Babikov était peut-être trop impulsive, mais tout de même normal. Si l’histoire était resté à l’interne, rien de bien grave ne ce serait passé, mais en sortant l’histoire sur Twitter, Babikov a causé une mini-crise. Tout cela n’aide probablement pas l’équipe a bien se concentrer, bien qu’ils soient tous des professionnels du milieu.

Twitter le nouveau fil de presse?

Il faut bien se le dire, Twitter semble être beaucoup plus qu’un réseau social. De plus en plus on considère Twitter comme un outil de relations publiques. BriseGlace a écrit un billet sur le sujet et le vice-président de Cossette, Pierre Tessier a plaidé pour que les médias sociaux relèvent davantage des relations publiques.

Même le premier ministre Harper se sert maintenant de Twitter comme d’un fil de presse pour ses nouvelles politiques!

Devenir un relationniste

Les athlètes devront donc devenir malgré eux des relationnistes et agir avec beaucoup plus de prudence lorsqu’ils seront sur les médias sociaux. Leur image est en jeu et peut-être même leur carrière. Imaginez si un joueur du CH tweetait sur un coup de tête qu’il n’aimait plus Montréal! Catastrophe! Toutefois, il ne faudrait pas non plus que nos idoles deviennent drabe et sans intérêt, pourquoi les suivrions nous alors? Il faut juste trouver le bon dosage.

Bonne semaine!

Guillaume

Pour des twitteux sportifs intéressants : Twitter : L’heure de gloire des « hockey insiders » de mon collègue Alix.

Après la FIFA, Nike attaque une seconde fois Adidas !

Le 17 janvier dernier, l’équipe de football/soccer de France dévoilait son nouveau maillot, une annonce qui attira grandement les médias de tout le pays. Bien entendu, tout fut extrêmement bien arrimé par le géant Nike, le nouveau commanditaire officiel de l’équipe pour les 7 prochaines années.

« ZE » maillot


OK. Vite de même, on peut se demander d’où provient un engouement aussi marqué pour un nouveau maillot. J’imagine qu’il faut être Français pour comprendre! Quoi qu’il en soit, Nike a tout de même payé 320 millions d’euros afin de voler le contrat à Adidas, ce qui fait du « maillot de l’équipe de France le plus cher de la planète football. »

Un lancement 2.0 très bien orchestré

Il fallait bien s’attendre à quelque chose de grandiose de la part de Nike pour cette annonce officielle, et ce fut le cas. En effet, une importante campagne de publicité sous le nom de « Vive le football libre » fut déployée, intégrant affiche et vidéo de spécialiste. Nike utilisa également ingénieusement la vidéo virale, lançant un défi aux internautes d’envoyer leur geste de soccer le plus créatif.

8 heureux gagnants

Le prix : réaliser une nouvelle publicité de « Vive le Football libre » avec leurs propres gestes. Cette dernière fut diffusée à la grandeur de la France, en plus d’être disponible sur YouTube et Facebook, où pas moins de 1 100 personnes ont « liké» la vidéo.

Je ne suis pas une passionnée de soccer, loin de là. Par contre, en regardant ces différentes vidéos, je me suis laissée emportée par le sport, et bien sur par l’univers de la marque de Nike.

Est-ce que cette offensive marketing vous a conquis? Est-ce que vous croyez que cette campagne aurait eu autant d’impact ici, en Amérique du Nord?

Valérie

Magasiner sur les médias sociaux ? Oui, et ce n’est que le début

Depuis 2010, nous entendons de plus en plus parler de group buying. Encore plus depuis le Super Bowl, alors que Groupon s’est fait largement remarqué grâce à sa publicité quelque peu controversée. Au même moment, de plus en plus de compagnies commencent à faire des affaires sur les médias sociaux. C’est le cas de la NBA qui a récemment ouvert les portes de son magasin en ligne directement sur sa page Facebook.

On peut se demander pourquoi il serait bénéfique, pour les entreprises œuvrant dans le domaine du sport, de se lancer dans le « Facebook Commerce » ou dans des associations avec des sites comme Groupon.

La réponse est bien simple : c’est là que le fan se trouve. C’est là que l’argent se trouve.

Voilà pourquoi les compagnies ne peuvent pas négliger les opportunités qui s’offrent à elles. Plus l’internaute doit changer de site Web, doit être redirigé, plus il doit effectuer de clics, plus il a de chances d’abandonner sa transaction. Par exemple, la page d’accueil du Groupon.ca affiche directement, et ce en très grosses lettres, l’offre de la journée. L’incitatif est plus que présent et pousse l’internaute à se dire : « Je ne peux pas manquer cette occasion. » Il est plus probable que celui-ci complète une transaction que s’il doit se rendre sur un site corporatif, transférer sur le site transactionnel, magasiner, puis finalement, acheter.

Même chose pour les magasins sur Facebook. Pour la NBA, par exemple, le fan est déjà présent sur la page. L’onglet Store lui donne non seulement un incitatif immédiat pour l’achat, mais il rend la tâche facilement accessible; aucune raison de ne pas acheter.

Voilà donc pourquoi je pense vraiment qu’à partir de cette année, nous verrons le commerce sur les médias sociaux exploser. Bref, le succès des exemples donnés plus tôt confirme qu’il est vraiment rentable d’attaquer directement à la source, de frapper là où le fan passe le plus de temps.

Il s’agit cependant d’un risque que certaines entreprises ne sont pas prêtes à prendre. Si vous aviez à jouer l’avocat du diable, quels seraient pour vous les désavantages pour une marque de vendre via le group buying et les réseaux sociaux ?

Bonne journée et bonne fin de semaine de relâche à mes confrères et consœurs !

Alix

Colisée à Québec: bien plus que de la convergence

Mettez-vous dans la peau d’une entreprise de technologie et/ou de télécommunication et/ou de divertissement et imaginez-vous que vous venez d’acquérir les droits de gestion d’un amphitéâtre dernier cri muni de toutes les qualités pour attirer les plus grands événements de divertissement. Vous salivez sans doute car le mariage unis deux entités aux visées communes. Je ne vous apprends rien, c’est le bail signé hier entre la Ville de Québec et Quebecor qui a suscité mon intérêt pour ce billet.

Le sentiment d’appartenance comme fondement stratégique

La Ville de Québec, plus petite que Montréal (outch les courriels haineux en attente dans ma boîte) non pas en terme négatif (ouf) mais plutôt dans son branding en général (proximité citoyenne, chaleureuse, touristique), aura avantage à travailler avec Quebecor pour ainsi axer le positionnement de son établissement sur le sentiment d’appartenance : « MON colisée où je vais voir MES groupes de musique et MON équipe de hockey »

Bien que les détracteurs du colisée seront toujours là, et c’est correct, il ne faut jamais oublier que le projet provient en majeure partie d’une forte sollicitation citoyenne et par le fait même, cette facette « citoyenne » et de « communauté » pourrait se trouver dans la première offensive de mise en marché de l’établissement et dans le branding même de celui-ci. J’appuie d’ailleurs mon point de vue avec la très pro-active initiative J’ai ma place.

Le mobile comme fer de lance

L’acquisition des droits de l’amphithéâtre par Quebecor propose un fit plus-que-parfait entre une industrie sportive qui s’en va de plus en plus vers un modèle de Sport-Entertainment et du conglomérat de Quebecor qui a  plusieurs tentacules dans les sphères de la communication et du diverstissement.

Bien sûr il faudra, du côté de Quebecor, élaborer une approche stratégique (basée ou pas sur le sentiment d’appartenance) pour la mise en marché de leur aréna et de leurs événements. Rapidement, nous pouvons penser que l’exploitation du mobile par la filiale Vidéotron deviendra inévitable. Des projections indiquent que tout sera prêt en 2015. Où en serons-nous avec le téléphone mobile à ce moment? Je l’ignore. Toutefois, je peux me risquer et affirmer que la pénétration du téléphone intelligent aura une portée beaucoup plus importante qu’au moment où l’on se parle. La plate-forme, parfaite pour engager le consommateur auprès de son amphitéâtre, pourrait se décliner sous l’application officielle du Colisée, disponible uniquement pour les usagers du service mobile de Vidéotron, qui permettrait l’envoi d’alertes de type push qui rendraient compte de tout ce qui se passe à l’aréna.

Terme péjoratif, la convergence n’a jamais vraiment eu la cote. Ceci dit, le mariage des deux entités va au-delà de la convergence dans la mesure ou ce fit est tout à fait naturel, donc moins forcé ou moins tweaké si vous permettez l’expression. Une possibilité infinie d’idées et de synergie entre les compagnies de Quebecor et les événements du Colisée pourront ainsi voir le jour.

Demain matin, vous êtes nommé directeur du marketing de la division mobile de Videotron et votre patron veut une stratégie synergie entre votre division et le lancement du colisée, que faites-vous ?

Hugo


Qui des quatre géants est le meilleur sur les médias sociaux?

Quel est le sport le plus populaire aux États-Unis, le baseball ou le football? Le débat fait rage, l’un attire des milliers de spectateurs sur une saison beaucoup trop longue de 160 et quelques matchs et l’autre met en scène le plus important événement sportif de l’année, le Super Bowl.

Les médias sociaux ont tranché et c’est… le basketball. Oui, ce sport que certains ont rétrogradé au même niveau, voire en bas du hockey dans l’échiquier du sport aux États-Unis, est numéro un dans le coeur des adeptes du 2.0 et de loin.

Alors que la NFL cumule 2 617 402 fans sur Facebook et 1 959 138 sur Twitter et que la MLB a un maigre 278 617 fans sur Facebook et 1 110 979 sur Twitter, la NBA possède un total impressionnant de 7 558 042 fans sur Facebook et 2 330 388 fans sur Twitter. Notons quand même la performance décente de la LNH avec 1 373 199 fans sur Facebook et 525 459 fans sur Twitter.

Oui, c’était beaucoup de chiffres. Tout cela pour vous illustrer l’impressionnante avance de la NBA dans les médias sociaux. Comment la ligue en est arrivée là? À vrai dire, en épluchant les différents comptes Facebook et Twitter, on se rend compte que vraiment peu de choses distingue les ligues. Les 4 ligues Tweetent constamment, même si la NFL et la MLB sont en congé, on répond aux gens et on est proactif. C’est surtout au niveau du compte Facebook où je peux entrevoir une réelle différence dans l’approche de la NBA. Les vidéos.

La clé du succès

On y présente souvent, très souvent des vidéos. J’avais déjà mentionné dans un précédent billet que le contenu interactif était un gros plus pour une page Facebook, spécialement dans le monde du sport. C’est sans doute ce que la NBA avait déjà compris. On doit aussi mentionner que la NBA a misé fortement sur son channel Youtube qui compte maintenant près de 300 000 abonnés. Un choix stratégique que les autres grandes ligues n’ont pas fait, seule la LNH  à un véritable channel qui compte environ 75 000 abonnés. Le channel Youtube de la NBA leur permet de partager beaucoup plus facilement du contenu à leurs fans, youtube permettant une viralisation beaucoup plus facile que des vidéos logés sur les sites des ligues.

En résumé, utilisez le vidéo au maximum si vous voulez connaître du succès dans la vague du 2.0. C’est le bonbon extrême qui satisfait le fan.

Guillaume

Le blogue : un must pour les athlètes !

Le web 2.0 vient définitivement changer la donne dans la relation entre les gens ordinaires et les athlètes professionnels. En effet, une multitude de plateformes permettent maintenant de converser de façon bidirectionnelle, ce qui rend beaucoup plus faciles les contacts. Comme on a pu lire dans l’article de mon confrère, nous pouvons maintenant parler de digital superstar. Il y a bien entendu Twitter, mais les sites officiels et les blogues deviennent également des canaux de communication grandement utilisés par de nombreux sportifs célèbres.

Les gros budgets pour les grosses vedettes

Certains athlètes ont définitivement mis beaucoup d’efforts sur leur site officiel. C’est le cas notamment de Serena Williams qui propose un contenu extrêmement léché, à l’image de sa passion pour le sport et la mode. Cette icône du tennis entretient également régulièrement son blogue, disponible via son site, où des dizaines et des dizaines d’admirateurs laissent à chaque billet des commentaires d’encouragement. Même son de cloche pour le site officiel du célèbre David Beckham qui propose des vidéos exclusifs, des photos ainsi que des actualités. Malheureusement, les interactions ne sont pas possibles avec la vedette internationale de soccer.

Coup de cœur !

Les athlètes québécois sont eux aussi très impliqués envers leurs fans, et je dirais même davantage que les grandes vedettes. J’ai notamment eu un coup de cœur pour Alexandra Wozniak qui publie avec une très grande sincérité des nouvelles sur sa vie professionnelle (du moins, si c’est son équipe qui publie, cela est extrêmement bien fait). Les fans peuvent donc entretenir une relation privilégiée avec l’athlète, en laissant eux aussi des commentaires.

Une belle occasion manquée !

Quant à la section blogue de Joannie Rochette, il y a malheureusement absence d’intimité étant donné que la majorité des billets sont tirés des différents communiqués de presse émis par l’équipe de l’athlète. Ce froid laisse donc les visiteurs avares de commentaires, qui sont d’ailleurs impossibles sur le site. Même si la jeune femme est présente sur Facebook et Twitter, il est dommage que cet outil ait été délaissé, d’autant plus que Joannie a su s’attirer un important capital de sympathie dans la dernière année.

Et vous, est-ce que les blogues d’athlète vous donnent l’impression d’avoir une relation privilégiée avec eux?

Valérie

FanVibe : Suivez la vague, partout, tout le temps

Si vous êtes un grand fan de sports, il vous est sûrement impossible de suivre et d’écouter tous les matchs que vous voudriez. En tant que passionnés, vous aimez probablement discuter de vos équipes favorites, donner votre avis sur les résultats, tenter de prédire les statistiques, et j’en passe. Une des missions de Sport Électronique est de vous faire découvrir des petites douceurs du Web qui vous font vivre votre passion encore plus à fond. Le site FanVibe, et ses applications qui en découlent, et une des découvertes emballantes que j’ai faite.

FanVibe : C’est quoi ?

Lorsque connecté à FanVibe (via un compte standard ou un Facebook Connect), vous pouvez réellement profiter d’une expérience de fan en ligne complète. Que ce soit pour obtenir les scores et nouvelles instantanément sur votre iPhone, pour discuter avec d’autres fans, ou pour tester vos connaissances en prédisant les matchs, FanVibe est simple et agréable à utiliser.

fanvibe

Page d'accueil de FanVibe

Chaque check-in et chaque prédiction, entre autres, vous donne des points dans la classement général des fans de FanVibe. Les meneurs en points à chaque semaine (vous pouvez donc aspirer à la victoire à chaque semaine) sont éligibles pour gagner certains prix, comme des billets de match, des t-shirts, etc. Des badges peuvent aussi être gagnés, un peu comme Foursquare, ce qui permet aux membres de faire partie de tirages aux sort pour d’autres prix. De plus, FanVide un mini-réseau social. En « suivant » des personnes, en ajoutant des amis et en invitant de nouveaux participants, les points s’accumulent.

FanVibe développe aussi des applications afin de rendre plus accessible le concept. Par exemple, la page Facebook de la NBA possède sa propre application FanVibe et encourage donc les fans à utiliser la plateforme pour dialoguer entre eux, et bref pour générer du contenu autour des parties et des équipes de la NBA. Décidément, la NBA est vraiment la ligue professionnelle la plus connectée sur les réseaux sociaux. Ses 7,5 millions de fans le confirment…

Onglet NBA Turnstile de la page FB de la NBA

Mon verdict

Bien que le concept soit très intéressant, et surtout amusant, je doute que « la masse » s’y attarde rapidement. Il me semble que FanVibe soit destiné à un public restreint de fans intenses, des passionnés de sport, pour qui cela fait partie du quotidien. C’est normal me direz-vous, et je ne connais pas les ambitions des fondateurs.  Mais selon moi, grâce à Facebook, Twitter, etc., les gens sont déjà rapidement aux courants des nouvelles sportives, et peuvent directement en parler avec leurs amis. Pas besoin d’un autre réseau dans lequel s’investir pour nourrir leur passion. 513 check-ins hier pour la partie entre les Lakers et les Hawks (NBA), c’est minuscule, de mon point de vue, comparé à tout le contenu qui a dû être généré sur les sites plus populaires.

Bref, FanVibe est un petit joujou, « trippant » pour ceux qui mangent du sport à longueur de journée. J’essayerai sûrement l’application iPhone lorsque j’aurai mon téléphone vendredi (Yes !) Cela dit, ça reste pour moi un outil amusant, mais pratique et utile comme Facebook ou Twitter, non.

Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que ce genre de réseaux est voué à survivre ?

Bonne journée !

Alix

www.fanvibe.com

Canal Redbull sur Youtube : attache ta tuque chose

Un skatepark sur un bateau, une descente aux enfers sur un corridor de glace, une envolée abord d’un véhicule impossible, une ride de taxi dans Chicago en Nascar, un parc de motocross directement au pied de la Place Rouge en Russie … je pourrais laisser défiler la liste toute la journée.

Un ADN de marque avec l’inscription « extrême » dans chacun des chromosomes

Pour avoir fait une veille par rapport à différents concurrents directs et indirects, les canaux Youtube de Pepsi Cola, Coca-Cola, Gatorade et Monster n’arrivent en aucun moment à la cheville de celui géré par le taureau autrichien. Les autres marques livrent en moyenne 85 % moins de contenu que le canal de Redbull qui lui, partage généreusement 1028 vidéos. C’est une domination du média social de la part de la marque.

Le fit est vraisemblablement là et complètement naturel, RedBull est une marque extrême qui carbure à toute allure. Youtube devient alors le véhicule parfait pour répandre l’ADN extrême, intense de Redbull. L’exploitation maximisée de l’outil me laisse un peu déçu en raison du design terne de l’interface du canal (seul aspect que les marques concurrentes dominent).

Entreprise de divertissement ou boisson énergétique?

Le programme de commandites de la marque demeure fort impressionnant. Pas encore spécialiste dans la question stratégique de la commandite, je peux tout de même m’avancer dans un questionnement : Redbull fait des événements sportifs ou de la boisson énergétique? Oui la marque réserve un pourcentage de son budget ridiculement élevé à l’événementiel, mais y’a-t-il un danger qu’on perde le focus sur son produit vedette?

Les puristes, dont l’honorable consultant Jack Trout, se trouvent sans doute dans une impasse lorsqu’ils examinent le cas de RedBull.

Mais où votre USP est-elle rendue? Dans la F1, le parachute, le hockey, ou dans le produit énergisant? Problématique de dilution de l’image de marque?

Trève de questionnements stratégiques, abandonnez-vous aux vidéos les plus vues du canal de RedBull :