Adidas s’est mis « All In » dans Youtube

Ça s’est passé en fin de semaine dernière. Par le biais d’un partage sur Facebook, j’ai découvert le nouveau canal Youtube développé par Adidas. Ce dernier est vraisemblablement un outil issu de la campagne globale « All In » qui soit dit en passant, a été mise sur pied par une agence bien d’ici, Sid Lee.

All In

Après plusieurs années sous le règne du Impossible is Nothing, l’entreprise allemande laisse la place à une ligne fraîche, inspirante. La fibre fonceuse voire invincible de l’ancienne identité se renouvèle peu à peu pour nous présenter une marque certes encore dynamique, mais je dirais moins compétitive en général dans son ADN.

Peut-être qu’All In demeure simplement le nom de la plateforme et que le slogan original demeurera en place (en fait, je pense que c’est exactement ça). Toutefois, l’axe de communication beaucoup plus social, artistique et plein de coolness que prend Adidas depuis quelque temps s’avère beaucoup moins aligné sur le slogan incisif développé par TBWA. À suivre pour la suite!

C’est vers là que les grandes marques s’en vont

De retour à nos moutons, je voulais vous entretenir sur le canal Youtube, outil prépondérant de la campagne. Participatif et probablement inspiré du stunt 2.0 du correcteur Tipp-Ex, Adidas nous demande par le biais de son canal d’inscrire le sujet de la vidéo que nous voulons visionner. De ce fait, plusieurs sujets tels que ball, skateboard, pain, rap, team, fan et j’en passe représentent des options à inscrire dans le champ situé sous la visionneuse.

Créer des environnements expérientiels et impliquer l’utilisateur ; les marques aux grosses enveloppes budgétaires n’ont comme pas le choix de s’en aller vers ces options. Je pense que c’est un peu le « prix à payer » de leur statut de leader du marché. En ce sens où leader du marché signifierait également leader dans les innovations du point de vue communicationnel. Ce qui contribue, par ricochet, à maintenir et améliorer l’attitude envers la marque.

En plus d’Adidas, Perrier nous a séduit l’été dernier avec l’expérience du Perrier Mansion, un site Web expérientiel et participatif.

Et vous, croyez-vous qu’il en vaut encore la chandelle de dépenser autant d’argent dans des plateformes expérientielles ?

Mauvaise blague de la semaine (en bas à gauche)

Blague à saveur concurrentielle (indice : en bas à gauche)

Hugo

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Découvrez le Sportnographe

J’entends déjà les gérants d’estrade aguerris me crier « Ben voyons donc, on connaît ça le Sportnographe Hugo lààà » Et bien je vous répondrai que non, le Sportnographe souffre, selon moi, d’un problème de notoriété. C’est d’ailleurs pour cette raison que je tenterai de vous faire connaître davantage cette machine à parodie qui reprend autant de coquilles que le Benoît Brunet des beaux jours est capable d’en aligner.

Leader dans un marché saturé

Dans la section à propos de leur blogue, le Sportnographe (qui sont des journalistes et/ou humoristes et/ou imitateurs) se décrit comme «  une parodie des médias sportifs « . Sous leur pseudonyme, Réal Munger, Paul Meilleur-Aucoin et Yvan Piquette misent sur « l’enflure médiatique qui entoure le sort, et plus particulièrement le Canadien, pour alimenter leur réflexion ».

Entre l’Antichambre, Droit au but, Le match, Bonsoir les sportifs et autrefois, 110 %, le Sportnographe trace sa propre ligne grâce à un angle éditiorial et un positionnement unique. À ma connaissance et selon mes recherches,  le concept n’a pas encore été égalé ou du moins, aucun groupe d’individus ne propose la rigueur et le sérieux des 3 acolytes. Il faut dire que le support de l’état fédéral (Radio-Canada) doit avantageusement contribuer à la bonne continuité du projet.

Comment le Sportnographe se déploie-t-il ?

Il s’agit d’abord et avant tout d’une émission diffusée le vendredi à 19h00 sur les ondes de la radio de Radio-Canada (la Première chaîne – 95,1). Dans un deuxième temps, c’est aussi un blogue assez bien fait et généreusement fourni. Ce dernier est hébergé à même la racine du site de Radio-Canada.

Et c’est ici que ça devient très drôle. Leurs chroniques, qui prennent la forme de billets de blogue, sont écrites sur un ton qui rend hommage à leur positionnement parodique. Récemment, la bulle médiatique entourant le dossier Chara-Pacioretty leur a livré plusieurs caisses de matériel. Par exemple, dans le cadre de la chronique de Réal Munger le 11 mars dernier, le personnage indique son hésitation à se ranger du côté de Chara ou de Pacioretty. Pour lui, la version du poteau sera déterminante dans son choix.

La section Brève du blogue contient aussi du matériel hilarant. En effet, des capsules hilarantes comme celle de Comptable Sports, une publicité de cabinet-comptable spécialisé dans les rapports d’impôt pour amateurs de hockey.

À mon humile avis, les journalistes du Sportnographe ne sont pas juste là pour démmigrer le sport ni pour jouser inxclusivement sur sa popularité. C’est avant tout d’emblée leur style unique en leur sens qui fait qu’ils sont bon à.

Hugo

Mécontentement « Massif » sur Facebook

Par un dimanche lourdement enneigé, je me suis rendu au Massif dans Charlevoix pour y pratiquer un des plus beaux sports au monde, le ski alpin. Une fois sur place aux alentours de 9h00, ma copine et moi remarquons un attroupement au sommet (au Massif, les skieurs arrivent par le sommet). En effet, les instances de la montagne empêchaient les gens de descendre parce que les remontées mécaniques n’étaient tout simplement pas prêtes. Bref, on pouvait sentir une forte odeur de désorganisation.

Le présent billet ne vise pas à critiquer le style de gestion des opérations préconisé par l’entreprise mais plutôt à analyser la gestion du déferlement de plaintes et de commentaires négatifs qui ont suivi sur la Fan Page du centre de ski légendaire.

Un (ou une) gestionnaire de communauté débordé

Au total, c’est environ 120 commentaires qui ont été publiés dimanche sur la page de l’entreprise récréo-touristique. Malheureusement, bien qu’au préalable répondues par le gestionnaire de communauté, quelques publications de clients mécontents ont été littéralement supprimées de la page. Cette pratique demeure à proscrire quelle que soit l’ampleur de la crise. En effet, le fait de supprimer les paroles d’un client (bien qu’il soit mécontent) revient à bafouer la visée « sociale » des médias sociaux et son attout inhérent de communication bidirectionnelle symétrique. De plus, de telles pratiques peuvent provoquer un dérapage du côté des publics en place donc chez les clients frustrés qui ont été censurés et leurs nombreux alliés qui vont se faire un plaisir de mettre les mains à la pâte. J’ai donc l’impression qu’une fois « répondues », le gestionnaire de communauté a cru bon supprimer la publication pour limiter la pollution du mur.

Lors de la gestion de cette crise, une deuxième pratique s’est aussi avérée douteuse. Pour plusieurs commentaires négatifs reçus, le Massif commentait sous la publication d’un message copié/collé et uniforme (cette tactique a surtout été utilisée sur les commentaires négatifs à ce jour supprimés)  :

Nous avons bien pris en compte vos commentaires. Afin qu’une réponse vous soit apportée et qu’un suivi soit effectué, merci d’acheminer votre demande directement à notre service à la clientèle au sac@lemassif.com.

Encore une fois, on passe à côté du coeur soit un média qui permet une communication personnalisée. Le mieux aurait été qu’un patron s’assoit avec le gestionnaire pour ainsi formuler ensemble des réponses pour chacun des commentaires négatifs. Oui celà représente un dur et fastidieux travail, mais il s’agit un peu du contrat implicite qu’une entreprise signe en perçant l’univers des médias sociaux.

Pour l’avenir : blogue et mobile

Au Québec, comme sans doute ailleurs au Canada, nous sommes complètement friands de météo. Vous avez vous aussi abordé un collègue de travail par la fameuse technique du « Ouin, ça fait pas mal de neige ça« . Ceci dit, bien que le core business du Massif ne soit pas de livrer des bulletins de météo, la pluie et le beau temps demeurent les meilleurs alliés ou les pires ennemis de l’entreprise. C’est pour cette raison qu’il pourrait être envisageable de mettre sur pied une application de type mini-blogue qui se concentrerait uniquement sur les aspects de météo à la montagne, de conditions sur les routes et de conditions de ski le tout, en temps réel. De courts billets pourraient ainsi être émis de façon à informer les skieurs potentiels sur ces facettes déterminantes.

Évidemment, cette application hébergée sur le site Web serait déclinée en une version mobile permettant ainsi l’envoi d’alertes et de notifications sur les téléphones intelligents de la clientèle abonnée.

Une opportunité

Une crise laisse dans tous les cas une opportunité de communication pour la marque ou l’entreprise. C’est donc le moment, pour le Massif, d’ériger un outil ou une application démontrant ainsi que l’opportunité a été saisie.

Mise à part les lacunes énoncées plus tôt, la direction des communications du Massif a fait preuve d’une belle pro-activité. Ils ne se sont pas cachés et ont affronté la tempête en face. De plus, en tant que skieur émotif, cette crise n’a pas atténué ma perception du Massif. Cette station offre une expérience de ski spéciale qui doit être vécue une fois par hiver (ou plus)!

Et vous, que feriez-vous devant une foulée de clients mécontents qui envahissent votre mur de Fan Page d’entreprise ?

Hugo

Colisée à Québec: bien plus que de la convergence

Mettez-vous dans la peau d’une entreprise de technologie et/ou de télécommunication et/ou de divertissement et imaginez-vous que vous venez d’acquérir les droits de gestion d’un amphitéâtre dernier cri muni de toutes les qualités pour attirer les plus grands événements de divertissement. Vous salivez sans doute car le mariage unis deux entités aux visées communes. Je ne vous apprends rien, c’est le bail signé hier entre la Ville de Québec et Quebecor qui a suscité mon intérêt pour ce billet.

Le sentiment d’appartenance comme fondement stratégique

La Ville de Québec, plus petite que Montréal (outch les courriels haineux en attente dans ma boîte) non pas en terme négatif (ouf) mais plutôt dans son branding en général (proximité citoyenne, chaleureuse, touristique), aura avantage à travailler avec Quebecor pour ainsi axer le positionnement de son établissement sur le sentiment d’appartenance : « MON colisée où je vais voir MES groupes de musique et MON équipe de hockey »

Bien que les détracteurs du colisée seront toujours là, et c’est correct, il ne faut jamais oublier que le projet provient en majeure partie d’une forte sollicitation citoyenne et par le fait même, cette facette « citoyenne » et de « communauté » pourrait se trouver dans la première offensive de mise en marché de l’établissement et dans le branding même de celui-ci. J’appuie d’ailleurs mon point de vue avec la très pro-active initiative J’ai ma place.

Le mobile comme fer de lance

L’acquisition des droits de l’amphithéâtre par Quebecor propose un fit plus-que-parfait entre une industrie sportive qui s’en va de plus en plus vers un modèle de Sport-Entertainment et du conglomérat de Quebecor qui a  plusieurs tentacules dans les sphères de la communication et du diverstissement.

Bien sûr il faudra, du côté de Quebecor, élaborer une approche stratégique (basée ou pas sur le sentiment d’appartenance) pour la mise en marché de leur aréna et de leurs événements. Rapidement, nous pouvons penser que l’exploitation du mobile par la filiale Vidéotron deviendra inévitable. Des projections indiquent que tout sera prêt en 2015. Où en serons-nous avec le téléphone mobile à ce moment? Je l’ignore. Toutefois, je peux me risquer et affirmer que la pénétration du téléphone intelligent aura une portée beaucoup plus importante qu’au moment où l’on se parle. La plate-forme, parfaite pour engager le consommateur auprès de son amphitéâtre, pourrait se décliner sous l’application officielle du Colisée, disponible uniquement pour les usagers du service mobile de Vidéotron, qui permettrait l’envoi d’alertes de type push qui rendraient compte de tout ce qui se passe à l’aréna.

Terme péjoratif, la convergence n’a jamais vraiment eu la cote. Ceci dit, le mariage des deux entités va au-delà de la convergence dans la mesure ou ce fit est tout à fait naturel, donc moins forcé ou moins tweaké si vous permettez l’expression. Une possibilité infinie d’idées et de synergie entre les compagnies de Quebecor et les événements du Colisée pourront ainsi voir le jour.

Demain matin, vous êtes nommé directeur du marketing de la division mobile de Videotron et votre patron veut une stratégie synergie entre votre division et le lancement du colisée, que faites-vous ?

Hugo


Canal Redbull sur Youtube : attache ta tuque chose

Un skatepark sur un bateau, une descente aux enfers sur un corridor de glace, une envolée abord d’un véhicule impossible, une ride de taxi dans Chicago en Nascar, un parc de motocross directement au pied de la Place Rouge en Russie … je pourrais laisser défiler la liste toute la journée.

Un ADN de marque avec l’inscription « extrême » dans chacun des chromosomes

Pour avoir fait une veille par rapport à différents concurrents directs et indirects, les canaux Youtube de Pepsi Cola, Coca-Cola, Gatorade et Monster n’arrivent en aucun moment à la cheville de celui géré par le taureau autrichien. Les autres marques livrent en moyenne 85 % moins de contenu que le canal de Redbull qui lui, partage généreusement 1028 vidéos. C’est une domination du média social de la part de la marque.

Le fit est vraisemblablement là et complètement naturel, RedBull est une marque extrême qui carbure à toute allure. Youtube devient alors le véhicule parfait pour répandre l’ADN extrême, intense de Redbull. L’exploitation maximisée de l’outil me laisse un peu déçu en raison du design terne de l’interface du canal (seul aspect que les marques concurrentes dominent).

Entreprise de divertissement ou boisson énergétique?

Le programme de commandites de la marque demeure fort impressionnant. Pas encore spécialiste dans la question stratégique de la commandite, je peux tout de même m’avancer dans un questionnement : Redbull fait des événements sportifs ou de la boisson énergétique? Oui la marque réserve un pourcentage de son budget ridiculement élevé à l’événementiel, mais y’a-t-il un danger qu’on perde le focus sur son produit vedette?

Les puristes, dont l’honorable consultant Jack Trout, se trouvent sans doute dans une impasse lorsqu’ils examinent le cas de RedBull.

Mais où votre USP est-elle rendue? Dans la F1, le parachute, le hockey, ou dans le produit énergisant? Problématique de dilution de l’image de marque?

Trève de questionnements stratégiques, abandonnez-vous aux vidéos les plus vues du canal de RedBull :


Digital native + golfeur = Rickie Fowler

Connaissez-vous Rickie Fowler ?

Si non, je vous invite fortement à lire ce billet pour découvrir le jeune personnage. Si oui, je vous dirais tout de même de poursuivre la lecture!

Phil Mickelson VS Shaun White

Le golf c’est vieux, c’est snob, c’est grincheux et toute l’étiquette qui vient avec le sport demeure extrêmement rigide (pardonnez mon brand maping arbitraire). Bref, il s’agit sans doute du sport le moins susceptible de séduire la relève. Ce n’est pas vendeur, le golf, que voulez-vous faire.

Rickie Fowler incarne la disruption en personne

Jeune golfeur professionnel et adepte (presque professionnel) de la motocross, Rickie Fowler est polyvalent et déborde d’énergie fraîche. Ce dernier pourrait non seulement modifier à lui seul l’image du golf, mais surtout, il représente l’incarnation même de la prochaine lignée de digital superstar issue de l’industrie sportive.

Digital Superstar ?

Elles sont jeunes et fraîches, on peut les suivre en direct via Twitter lorsqu’elles magasinent, elle publient régulièrement du contenu sur Facebook et Youtube, il s’agit de la Digital Superstar. Ici, Rickie nous parle de son goûter fait maison. Pourquoi pas un petit tweet en pleine finale des Masters ?

Vous (si vous êtes âgés entre 0 et 27 disons), Rickie Fowler et moi avons grandi aux côtés du premier Mac, du premier modem et plus récemment, de la percée fulgurante de Youtube et Facebook. C’est facile pour nous de résoudre l’équation Sportif + célèbre= médias sociaux. Toutefois, dans 5 ans, je parie que nous allons avoir du mal à suivre la prochaine superstar du hockey parce qu’elle utilisera des nouvelles technologies (par exemple, de géolocalisation) avec lesquelles nous ne serons pas à l’aise.

En me risquant quelque peu, j’affirme que si vous ne possédez pas de téléphone intelligent dans la prochaine année, vous pourriez perdre rapidement le fil !

Tant qu’à y être, commencez-vous déjà à perdre de vue les toutes nouvelles technologies ?

Hugo

Publicités au SuperBowl : une distraction totale

Facebook, Twitter, Infopresse, AdAge, la salle à café, la salle de classe; tout le monde parle des publicités du SuperBowl. C’est inévitable. Comme mon collègue Guillaume Martin en parlait dans son dernier billet, le web social permet de donner un (très long) second souffle aux créations. Je me souviens, en 6e année du primaire, où nous avions que la cour d’école pour crier toujours plus fort la fameuse ritournelle du WHASSUP de Budweiser.

Un article publié dans AdAge m’a conduit vers un questionnement qui sommeillait en moi depuis un bon moment. L’auteur dit : « ok, prends un recul sur le buzz et analyse un peu » :

Just step back from the buzz for a moment today and ask yourself a simple question: Lots of brands spent lots of money to tee up viewership leading up to (…) How many used that unique soapbox to give consumers any information that warranted the build-up or their attention? If your answer is that advertising on the Super Bowl isn’t supposed to sell stuff (…) — you’re allowing yourself to be distracted by creative. If your advertising isn’t supposed to sell, you’re not supposed to pay for it.

Et si tous les millions investis par Audi, Chrysler et Doritos ne seraient que la pire des absurdités stratégiques ?

C’est ce que pense fermement l’auteur de l’article cité précedemment, Jonathan Salem Baskin. Se retrouver dans tous les TOP 5 crédibles du Web est loin d’être une victoire pour la marque selon l’auteur. Tout ça n’est qu’une distraction provoquée par la créativité du message. Monsieur Baskin va jusqu’à dire que le fameux message 1984 d’Apple fut rien de moins qu’une distraction qui a empêché le consommateur d’efficacement comprendre la révolution derrière la première souris et l’interface proposé par Apple. Pour cette année, l’auteur affirme qu’il a apprécié le message de Volkswagen mettant en vedette le jeune Darth Vader, mais souligne ne pas se souvenir de la marque de voiture.

Il challenge sans cesse ses lecteurs :

The sales successes of those brilliantly creative spots from last year still linger, don’t they? Quick, name one.

La position de Baskin ressemble un peu à celle de Jack Trout : « Où est ton USP ? Qu’est-ce que t’as offert de tangible à ta cible par rapport à la différenciation de ton produit ? Un petit gars déguisé en Darth Vader, et bien c’est pourri. Tu as inutilement distrait ta cible »

La construction de la marque, elle ?

Les émotifs défenseurs du brand builiding (j’en fait semi parti) diront que la publicité d’image demeure primordiale. Qu’a-t-on offert en mêlant Eminem et Chrysler durant 2 minutes ? Une nouvelle voiture ? Pas vraiment et honnêtement, on s’en fout. On a donné des frissons sur les bras de millions d’Américains. On a donné un souffle d’espoir sur une ville outrageusement affectée par la crise économique. C’est ça aussi la publicité, je pense. Dans une marée montante de promotion et de gestion axée sur le court terme, il faut protéger la publicité d’image d’autant plus que les ondes du SuperBowl ne sont pas réservées à du 12-pouces-5-dollars.

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Même si Monsieur Baskin s’insurge dans un billet extrêmement intéressant (lisez-ça), acheter du média au SuperBowl demeurera un méga statement capitaliste qui signifie chez le CEO d’une multinationale : « J’ai réussi, je me suis payé mon 30 secondes, je peux mourir demain si ça me tente »

Je pourrais poursuivre ce billet durant quelques pages tellement cette controverse est intéressante, à vous de réagir !

Hugo

Quand le bon Serge est commandité par Miller

Ho là, le titre est un paradoxe en soit, une ancienne campagne mêlée à une autre marque.  Non je ne crie pas au scandale ni au plagiat. Lisez la suite et faites moi confiance 😉 !

Moi, personnellement commandité par une marque de bière ? Wow !

C’est la réaction que Miller essaie de susciter chez ses buveurs de bière. En effet, dans le cadre d’une toute nouvelle campagne pour sa Miller High Life, la marque a offert une commandite à ses consommateurs. Je parlais il y a deux semaines de l’engagement du fan et des retombées lucratives inhérentes, voilà ce que Miller a parfaitement compris.

Un bonus à la signature s’il vous plaît

La marche à suivre est assez simple. Vous vous rendez sur le site de la marque High Life, et vous cliquez ensuite sur « Get Sponsored ». Par la suite, vous devrez accepter les termes d’un contrat plutôt comique :

I, [STATE YOUR NAME], hereby commit to living the highest possible form of the High Life in any and all situations. I pledge never to willingly participate in non-High Life-like activities, including but not limited to: male bathing suit shopping, goatee dying, embroidered golf shirt collar popping, wallet-mirror carrying, denim pant leg rolling, unnecessary nail manicuring, or pet portrait painting. Most importantly, I will uphold my sense of common sense and use it authoritatively when called for to maintain my responsibility to unashamedly, undeniably, and unabashedly live the High Life.

Par la suite, vous devez remplir un formulaire afin de recevoir votre bonus de signature de 1 $  (soit en coupon rabais ou en don versé aux vétérans qui ont combattu en Irak ou en Afghanistan).

« Merci beaucoup » – Les bases de données de Miller

En effet, il y a de quoi se réjouir du côté des renseignements recueillis sur les consommateurs de bière. Certes, le formulaire exhaustif est facultatif si vous ne voulez pas recevoir le coupon d’un dollar. De ce fait, vous pouvez passer tout de suite au kit téléchargeable du commandité. Le tout représente un détail de logistique très sympatique de la part de Miller.

Les facteurs de réussite : moment opportun et intégration

Miller, plus petite brasserie qu’Anheuser Busch, a pris l’habitude de lancer des tactiques inusitées (à la limite de l’ambush marketing) à la veille du Superbowl. Mon ami Alix me parlait justement des spots télé d’une seconde lancées l’année dernière dans le cadre du Superbowl.

Aussi, les relations publiques faites autour du programme de commandite a permis (et permettra jusqu’au match ultime) de multiplier les impressions. Intitulée « Miller High Life Says ‘No’ to Multi-Million Dollar Sponsorships » la campagne RP risque encore une fois de provoquer des retombées de presse sans que Miller n’ait investi des millions en commandites traditionnelles ou en publicité traditionnelle lors de l’événement du 6 février prochain.

BON SUPER BOWL XLV À TOUS NOS LECTEURS !

Hugo

Ruée sportive vers l’Asie : Shaun White et Oakley s’en mêlent

D’un côté, près de 4 milliards d’individus de plus en plus ouverts sur le monde grâce au Web. Et de l’autre, des marketers sportifs occidentaux avec leur matrice d’Ansoff en main, accros au développement de marché et à la croissance du sport pour lequel ils travaillent.

Le cas Shaun White

Médaillé d’or aux derniers Jeux olympiques de Turin et de Vancouver, Shaun White est une méga star aux États-Unis, au Canada et aussi, en Chine. Mais alors là, j’insiste sur l’adjectif MÉGA star. Aux allures de Bono ou encore de Mick Jagger, l’athlète américain initie la cohue chez ses fans asiatiques de par ses exploits en Amérique.

C’est alors qu’un gestionnaire d’Oakley, qui constate sans doute que le snowboard est confortablement installé sous le pignon de la maturité depuis un bon moment en Amérique (regardez votre graphique de cycle de vie), a l’idée de propulser sa marque à l’aide d’une stratégie de développement de marché en plus de renforcer le partenariat avec sa plus grosse vedette. Résultat : une méga compétition pour une méga star. Nous trouvons donc l’athlète aux cheveux de feu à la tête du Oakley Shaun White Air + Style. Ça se déroulait en décembre dernier à Pékin et ce fut le plus gros événement de snowboard jamais présenté en Chine.

Oakley dans Google

Fait extrêmement intéressant, j’ai tapé dans Google « Shaun White Asia » et les deux premiers liens mènent tout droit sur le site de la marque Oakley. Il s’agit selon moi d’une équation assez révélatrice qui peut s’avérer très payante pour Oakley, mais aussi pour Shaun White.

Une entreprise qui s’y spécialise

Asia Sport Development, une firme basée à Jakarta et à New-York, travaille avec d’importants clubs sportifs  à développer leur base de fans en Asie par le biais d’actions interactives et novatrices. À première vue, l’entreprise travaille avec plusieurs clubs de soccer de façon à promouvoir ce sport souvent qualifié de plus populaire au monde.

Hugo

Tailgate, ambiance et engagement lucratif du fan

D’emblée je vous mets en garde, les tailgates et autres événements d’avant-match ne sont pas organisés par hasard simplement pour procurer du gros fun chez les spectateurs. C’est avant tout un département de marketing tout entier (dépendament de l’ampleur de l’organisation) qui s’est probablement penché sur la question de faire ou de ne pas faire ce genre d’événement.

Des événements stratégiques

Si comme moi vous avez assisté à un avant-match du Vert et Or l’automne passé, vous avez rapidement constaté que ce n’est pas un endroit pour entamer la lecture d’un article scientifique. Ambiance survoltée, animation, bière en abondance, musique dans le préla et jeux loufoques commandités très souvent par le fournisseur de bière, tous les ingrédients convergent vers un objectif principal : augmenter l’engagement des fans du Vert et Or envers l’équipe universitaire de football.

Pourquoi l’engagement du fan ?

Un mot : commanditaire. En effet, un fan engagé à 100 % qui s’identifie émotionnellement à son équipe sportive sera davantage enclin à reconnaître les commanditaires. Non seulement il les reconnaîtra, mais il aura une attitude favorable envers Budweiser, Fedex ou encore Land Rover. Plus surprenant encore, une étude a démontré que le fan hautement engagé présentera plus d’intentions d’achat et de satisfaction envers le ou les commanditaires.

Les médias sociaux stimulent l’engagement du fan

Certes il y a les événements offline comme les tailgates et les épreuves de mi-temps, mais de plus en plus d’entreprises-commanditaires stimulent les fans par l’entremise de nouveaux outils. Pas plus tard que cet été, pour le Mondial de soccer, l’offensive de Budweiser « Show your True Colors » a eu l’effet d’une bombe sur Facebook.

D’autre part, encore dans le cadre du Mondial, un film publicitaire de Nike avait littérallement envahi le fil des nouvelles de mon Twitter et de mon Facebook. Le partage effarant de Write the Future démontre l’endossement des utilisateurs ce qui a sans doute provoqué le bonheur des gestionnaires de Nike. Soit dit en passant, cette offensive de Nike a fait office d’ambush dans la mesure où Adidas est le commanditaire principal d’équipement du Mondial.

En deux mots

Si vous êtes responsable du marketing ou des communications pour une équipe sportive, il faut absolument faire des efforts pour stimuler l’identification, l’engagement et le sentiment d’appartenance de vos cibles (ou de vos fans !).

Sources :

A Model of Fan Identification Antecedents and Sponsorship Outcome, JOURNAL OF SERVICES MARKETING, VOL 17, NO 3 2003.

Max Trudel pour son portrait Budweiser

Hugo